Adapté d’une courte nouvelle de Madame de La Fayette et présenté lors du Festival de Cannes 2010, La princesse de Montpensier n’échappe pas la règle. Son intrigue se déroule au 16ème siècle sous le règne de Charles IX. Elle se révèle d’une grande modernité, ou plutôt d’une brulante contemporanéité. Avec le destin de Marie de Montpensier, mais aussi les passions, les ambitions et les doutes qui l’accompagnent, c’est une somme de problématiques actuelles qui se déroulent devant le spectateurs, sur le passage de l’enfance à l’âge adulte, sur la nécessité d’apprendre et de comprendre, sur la multiplicité des facettes du sentiment amoureux, sur le poids de l’environnement tant familial que social, sur le besoins de s’interroger mais aussi d’imposer… En mettant en évidence grâce au recul au passé des personnages, des situations, des sentiments, la Princesse de Montpensier attire notre attention sur la façon dont aujourd’hui en 2011, nous nous devons de réfléchir et nous comporter.
De sa Princesse de Montpensier, Bertrand Tavernier est longuement venu s’entretenir avec FilmoTV (représenté par Yves Alion), sur la façon dont un film de cette ampleur - dans tous les sens du terme- doit être préparé, que ce soit en terme de scénario (comment faire parler le Duc d’Anjou ou Henri de Guise sans faire manuel d’histoire ?), en terme de décors pour que ceux-ci soient vivants, ou en terme de comédiens, par ailleurs tous plus formidables les uns que les autres, Mélanie Thierry en tête ! Et comme on le sait une partie du cinéma s’est incarné dans le réalisateur de Coup de Torchon, il est difficile de ne pas évoquer avec lui d’autres films, les siens mais aussi ceux des autres tant l’homme sait s’enthousiasmer pour des auteurs aussi marquants que Claude Sautet, Pierre Schoendoerffer ou Joseph Losey. C’est ainsi qu’aux côtés d’une Princesse dont l’expérience montre que chaque vision procure un nouvel enseignement, il vous sera possible de rentrer encore plus en profondeur dans l’univers de Bertrand Tavernier en allant revisiter ses autres films (en commençant par le tout premier, l’Horloger de Saint Paul !) mais aussi ceux qui ont su l’émouvoir, il vous confie pourquoi. »