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C’est l’histoire d’un village scandinave et par conséquent Viking mis à sac juste avant l’an 1000 par un monstre venu de l’espace. Nous n’inventons rien, ce film s’appelle Outlander.
C’est aussi le succès le plus improbable de l’année. Du moins en France, car sa carrière outre- atlantique ne laisse pas de traces significatives dans le box office dés lors que l’on n’en retient que les recettes à sept chiffres. Un succès donc chez nous en France, mais en DVD seulement, et ce depuis quelques jours, car le film demeure inédit dans les salles, ce qui n’empêche pas sa notoriété de croître de jour en jour. Décidément, la force du bon vieux bouche à oreille demeure vivace en dépit des techniques !
Pourtant sur le papier, l’affaire était loin d’être pliée. A savoir un réalisateur inconnu (le scénariste d’Underworld 3 !) qui remplaçait Renny Harlin, une vedette dont on se souvenait moins du nom (Jim Caviezel ) que de la singulière prestation chez Mel Gibson (c’était lui, Jésus, dans la passion du Christ), une intrigue étrange qui entendait mêler l’ambiance du 13ème guerrier à la logique de Prédator. Côté plus, tout de même des extérieurs canadiens ( !) à couper le souffle, quelques vieux briscards anglo-saxons que l’on retrouve toujours avec délectation, John Hurt et Ron Perlmann en tête, et surtout, un de ces scénarios à haut risque qui mêlent de nombreux genres pour le ravissement de l’amateur véritable qui se chauffe à l’inédit et à l’insolite.
Effectivement à l’arrivée, Outlander rebondit en permanence d’Alien aux Vikings en passant par King Kong, et ce avec un sérieux imperturbable ! De quoi nous rappeler que nous avons tous été enfant, que l’on adorait se faire raconter des histoires de monstres, et que tout ceci n’avait de sens que si l’on procédait avec le plus grand sérieux. Et puisque c’est permis, citons Nietzche qui écrivait que la maturité de l'homme se manifeste quand il retrouve le sérieux du jeu de l’enfance. Faisons donc preuve de maturité.
D’accord, Outlander est un film condamné à la solitude par l’originalité de son intrigue, mais nous allons tout de même essayer de voler à son secours en l’associant à notre tour à d’autres titres plus ou moins proches, mais qui réunis constituent une sorte de petite famille d’accueil.