Accueil Accueil

| Panier
Pas encore inscrit ? cliquez ici 
Valider

Films de l'abonnement

S'abonner

Films à la carte

Films par genre


CODE CADEAU
Vous avez un code cadeau pour un film ou un abonnement gratuit ?
Valider


NEWSLETTER
Recevez par mail les nouveautés, promotions, événements FilmoTV
Valider
SUIVEZ-NOUS

L’arrivée sur Filmo TV de Vinyan, dont nous vous avions proposé le making of au tout début de FilmoTV, c’est aussi l’occasion de parler de cette catégorie de films bien embêtante, celle des films qui échappent justement aux catégories, les films savonnettes.

Commençons par nous contredire et essayons de classer ces films inclassables.
Il y a d’abord ceux qui font semblant d’appartenir à un genre bien établi dont ils adoptent les codes, mais justement pas tous, ce qui fait qu’à peine rangés dans une catégorie, on en a envie de les en sortir. Le western par exemple : El Topo, Dynamite Jack ou Dead Man en font partie. En apparence du moins. Mais El Topo est surtout une errance métaphysique signée Jodorowsky, car oui, l’auteur de la Montagne Sacrée a fait un western. Dynamite Jack en serait un tout à fait standard s’il n’était un western français avec Fernandel dans le rôle principal. Quant à Dead Man, un des derniers rôles de Robert Mitchum, c’est un très bon film mais (ou et) avec Iggy Pop déguisé en femme, dans un noir et blanc majestueux. C’est comme La Diablesse aux mille visages. On peut le ranger, avec les OSS 117, ou les Fantomas, parmi les innombrables concurrents des James Bond, films d’espionnage à gadgets. Oui, mais voila, c’est un film produit par la Shaw Brothers, et les principaux rôles sont tenus par des femmes chinoises.

Il y a ensuite dans le cinéma fantastique ces films qui prennent toute la liberté que le genre autorise en théorie, mais que la plupart des autres se dépêchent de museler en se précipitant dans des sous-genres codifiés : films de vampires, de zombies, de possession, survival horror, etc. La cité de l’indicible peur de Mocky propose ainsi, comme son titre l’indique, une ville dans laquelle Bourvil, Jean-Louis Barrault et Jean Poiré affrontent une bête improbable. L’Odéon et le théâtre de boulevard ligués contre Godzilla. Le Labyrinthe de Pan explore fiévreusement l’enfance, l’Espagne Franquiste et un bestiaire antique. Dans l’Associé du Diable, Al Pacino et Keenu Reeves mènent une danse où le Diable débarque à Wall Street. Carnival of Souls, qui a engendré une nombreuse descendance, dont la Nuit des Morts Vivants, propose une vision radicale de la part d’un réalisateur qui, pour le reste de son « œuvre », ne s’est consacré qu’au film d‘entreprise et aux spots publicitaires.

Et il y a enfin la troisième catégorie des films sans catégorie, ceux qui là, vraiment, ne se rangent sous aucune étiquette. Le Crash de Cronenberg, est-ce un film de voiture, un film de blessures ? Le Mac Beth d’Orson Welles, l’adaptation d’un classique ? Peut-être, mais tourné dans un décor récupéré d’un western fauché, avec des comédiens parlant l’écossais ancien, par un réalisateur (et acteur) voulant prouver qu’il pouvait respecter un budget, et qui aurait préféré une distribution uniquement composée de comédiens haïtiens. Et Substitute, ce film tourné en 2006 en super 8 (bien lire Super 8, pas en DV) par une star du football sur les coulisses de la Coupe du Monde ? Je suis un Cyborg serait un film d’amour classique, si ses protagonistes n’étaient pas complètement zinzins et ne croyaient pas être des machines.

Si vous croyez tout connaître du cinéma, avoir vu tous les genres et lu tous les livres, faites un tour parmi ces inclassables et reparlons-en après.



Powered by ledev.frPowered by ledev.fr