Depuis plusieurs années - depuis en fait que les guides TV cherche à classifier et cloisonner les programmes en se faisant passer pour les Mendeleev de l’audiovisuel – le cinéma n’en finit plus de se trouver des sous genres pour contourner la rigueur archiviste des sacristains de TF1 et de M6. Tout ceci pour dire que récemment, dans cette course à l’inédit, est apparu le terme de « feel good movie » de la même façon que l’on découvre les mots de « survival » ou de « slasher ». Ils ne font que formaliser un type d’histoires qui existaient déjà et depuis longtemps, mais que voulez vous, il faut bien donner des noms à ce qui ne le nécessitait d’ailleurs pas vraiment : le « feel good movie » - que nous franciserons en « bon pour le moral » - réchauffe le cœur de son spectateur à la fin de sa projection. Parce que ça se finit bien, parce que les personnages sont sympas et parce que même s’ils se disputent au début, on sait qu’ils finiront par s’entendre en cours de récit. Voir même par se marier, retrouver leur parent, s’évader et se respecter les uns et les autres. Ou encore dans le plus célèbre « feel good movie » finir par chanter sous un vrai écran de cinéma en faisant rimer « You are my lucky star » avec « i saw you from afar ».
