On le sait, l’humour est anglais et avec lui, la qualité qui l’accompagne : la lucidité. La lucidité sur son époque et sur les gens qui l’animent. Le cinéma social britannique, celui de Ken Loach et de Mike Leigh est certes fameux mais il en ressort bien souvent - ne soyons pas systématiques - que les britanniques ont une façon toute personnelle d’aborder leur quotidien, les institutions et les usages en les critiquant et en s’en moquant. Et chose curieuse, il faut croire que cette caractéristique est contagieuse car elle se transmet aux étrangers en visite en Albion, par exemple Antonioni ou Losey dont les films se révèlent plus anglais que le trench coat de Lord Snowdon.
