De Cain à Abel jusqu’au Kennedy en passant par les Borgia, les affaires de famille sont toujours compliquées, c’est une certitude. Compliquées, donc hautement cinématographique et éminemment scénarisables, que ce soit à la ville ou la campagne, en France ou aux Etats Unis, en Angleterre ou en Argentine. Comme les gens heureux n’ont pas d’histoires, et comme le cinéma est gros consommateur d’histoires, nous admettrons que nos histoires de famille sont pour l’essentiel des histoires de désordre, de dislocation ou d’affrontement :« Nous tenons de notre famille aussi bien les idées dont nous vivons que les maladies dont nous mourrons ». C’est de Marcel Proust.
