Le vieux débat Lumière-Méliés se prolonge dans l’affrontement qui opposait dans les années 60 disons les anciens et modernes, les cinéastes vétérans qui tels Julien Duvivier ou Henri Georges Clouzot, proclamait que le cinéma se faisait dans un studio, et les jeunes de la nouvelle Vague qui ne parlaient, eux, que de tourner en décors naturels, en extérieurs donc. Mais on le sait, très vite cette génération se mit à sont tour à filmer en studios, conduisant à la conclusion un brin polémique qu’après tout, le cinéma n’est qu’affaire de huis clos et d’intérieurs !
L’affirmation s’applique certes à la réalisation des films, mais on pourrait la transposer aux sujets mêmes de ceux-ci qui dés lors qu’ils veulent susciter la tension, l’émotion ou l’effroi, ne sont jamais aussi fort que dans un espace fermé, on ne s’en rend pas toujours compte… La leçon semble pourtant évidente dans la Nuit des morts vivants, un classique dont l’efficacité est tributaire de cette sinistre maison dans laquelle les survivants se retrouvent encerclés.
En l’espèce, l’expérience porte, et nombreux sont les films fantastiques ou destinés à faire peur qui intervienne en vase clos, Abandonnée, Deux sœurs, Land of the dead pour ne plonger que dans un passé récent… Films d’horreur donc, mais aussi toute une galerie de titres, qui a priori n’ont rien à voir entre eux, tous d’intérieurs, mais dans lesquels pourtant les effets d’une tension se révèlent nécessaire, des films de genre aussi différents que Rio Bravo – un huis clos n’est ce pas ? - Marie Octobre – un autre huis clos également – ou Nid de Guêpes ! Quand à Arsenic et vieille dentelles ou Boudu sauvé des eaux, ils ne figurent dans la liste que pour nous contredire !
