

Un petit truand Michel Poiccard vole une voiture à Marseille pour se rendre à Paris. En route, il abat un motard de la police qui le poursuivait. A Paris, Poiccard se retrouve traqué et cherche à gagner l'Italie. Il rencontre une étudiante américaine, Patricia, avec laquelle il a une aventure qu'il a du mal à conforter, car elle déclare qu'il ne l'aime pas vraiment. La photo de Michel s'étale sur tous les journaux, et un de ses complices le dénonce à la police.
Le jeune voyou que nous voyons voler une belle Américaine, une De Soto, sur le Vieux-Port de Marseille, c’est Michel Poiccard, jeune gangster sans avenir qui a tué un motard de la police. « A bout de souffle », premier long-métrage de Godard en 1959, était, lui, un film d’avenir. Comme un manifeste de la Nouvelle Vague, il marquait la naissance d’un cinéma débarrassé des règles et des conventions, libre enfin, sortant du confinement des studios, préférant les rues de Paris pour y suivre deux héros modernes. « L’histoire d’un garçon, disait Godard, qui pense à la mort, et d’une fille qui n’y pense pas. » Elle le trahira, cependant, et il trouvera la mort, rue Campagne-Première, dans une séquence inoubliable. Bref, comme il est dit dans le film, si vous n’aimez pas la mer, si vous n’aimez pas la montagne, allez vous faire foutre, mais ne manquez pas « A bout de souffle ».
