Agnès Jaoui,
Catherine Frot,
Claire Maurier,
Jean-Pierre Bacri,
Jean-Pierre Darroussin,
Alain Guillo,
Antoine Chappey,
Cédric Klapisch,
Sophie Simon,
Wladimir Yordanoff,
Aurélie Remacle,
Chantal Gouard,
Viviane Ordas
Année de sortie française
Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri
Rupture, Préjugés, Rendez-vous, Nostalgie, Mère, Fraternité, Défi, Denis PARENT, Cadeau, Chien, Position sociale, Collier Rendez-vous est pris chaque semaine au bar tenu par le fils. La mère et les autres membres de la famille y sacrifient comme un rituel. Mais cette fois, alors que l'on doit souhaiter l'anniversaire de la belle-sœur l'heure tourne et il manque une convive. Alors, entre les mère et les deux fils, entre la fille et la belle-sœur, petit à petit les rancœurs et les récriminations s'expriment. Si la famille ne se hait pas il y a des jours comme cela où elle ne s'aime pas non plus.
« Un air de famille » est un film signé Cedric Klapisch mais il serait plus juste de dire que c’est un film de Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri. Ce n’est pas faire injure au cinéaste talentueux de « L'Auberge espagnole » de rappeler qu’en cette bonne année 1996, son 4e long métrage lui a été porté sur un plateau par le succès d’une pièce, crée en septembre 1994 au théâtre de la Renaissance. Une pièce de Jaoui/Bacri qui obtint le Molière de la meilleure comédie l’année suivante. Il n’y avait plus qu’à transposer de la scène à la caméra le casting de luxe qui outre les deux auteurs alignait Jean-Pierre Darroussin, Claire Maurier, Wladimir Yordanoff, Catherine Frot. Après quoi les spectateurs allaient se retrouver dans cette mélodie douce-amère ; Gide disait « Famille je vous hais » Les Bacri /Jaoui se contentent de la subir.
Lire (à consulter de préférence après avoir vu le film)
« Un air de famille » marque le début du phénomène Bacri /Jaoui qu’on pourrait résumer en quelques dates. 1987 les deux acteurs se rencontrent au théâtre en jouant « l’anniversaire » de Harold Pinter. Ils écrivent ensemble « Cuisine et dépendance » crée 1992 au théâtre la bruyère et porté à l’écran par Philippe Muyl l’année suivante. A cette époque Bacri est un grand second rôle du cinéma français et Jaoui peine à trouver des emplois. C’est Alain Resnais qui leur apporte la caution critique en faisant appel à eux pour écrire en 1993 « Smoking/No Smoking » d’après des pièces d’Alan Aykbourne. Malgré le césar du meilleur scénario le grand public ne les découvre vraiment qu’avec « Un air de famille ». On connait la suite et on connait la chanson avec une autre œuvre pour Resnais et trois films réalisés par Jaoui, écrit et joués par les deux : « Le gout des autres » (2000), « Comme une image » (2004) et «Parlez-moi de la pluie » (2008). « Un air de famille » bien que venant de la scène a été intelligemment réalisé par Klapisch en introduisant des personnages extérieurs et des flash-back qui donnent de la profondeur aux conflits. Autour des auteurs en grande forme on est heureux de retrouver un grand Darroussin et Catherine Frot dont la carrière décollera en 1999 avec son rôle dans « La dilettante » de Pascal Thomas. Un mot enfin sur Claire Maurier qui incarne la maman castratrice. Le cinéphile est heureux de la retrouver car elle fut une des créatures les plus troublantes pour ne pas dire des plus sexy dans des films légers des années 60. Las, elle fut abonnée aux rôles de mère chez Truffaut dans « Les 400 coups », dans « La cage aux folles » de Molinaro, entre autres. Mais on se souvient d’elle aussi dans « Un mauvais fils » de Sautet et dans « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain » de Jeunet. Que voulez vous elle fait partie de la famille...