Année de sortie française
Heyday films, Warner Bros.
Alors qu'Harry Potter se prépare à sa sixième année à Poudlard, les Mangemorts, l'armée de Lord Voldemort, se manifestent toujours plus violemment, menaçant désormais le monde de son règne. A l'école des sorciers, son agent infiltré est Drago Malefoy. La vie bat son plein à Poudlard, entre amours naissantes entre les étudiants, tournois de Quidditch et arrivée de nouveaux professeurs. Notamment Horace Slughorn, qui enseignera la science des potions, mais connait surtout le secret des origines de Lord Voldemort...
Sixième rentrée à l’école de Poudlard pour Harry Potter. De film en film, l’apprenti sorcier grandit, tout comme son apprentissage de son destin s’épaissit, gagnant en densité. Harry Potter et le prince de sang-mêlé marque néanmoins des étapes décisives dans la saga. D’une part logique, quand les comédiens, qui ont eux aussi grandi au fur et à mesure des épisodes, sont sur le point, physiquement de quitter l’adolescence, mais aussi sous un angle purement scénaristique, ce sixième film s’attardant plus spécifiquement sur l’initiation aux responsabilités. En ce sens, Harry Potter et le prince de sang-mêlé est le volet de la série qui se repose le plus sur ces comédiens, qui doivent désormais jouer les premiers désarrois amoureux ou des changements profonds de caractère. Sans oublier pour autant, Lord Voldemort, l’ennemi juré de Potter, dont on découvrira ici les origines. Mais aussi de nouveaux personnages, notamment un nouvel enseignant, le professeur Slughorn, ayant comme beaucoup à Poudlard, de terribles secrets… A leur image, ce film se teinte progressivement d’une certaine noirceur, marquant avec la disparition d’un personnage central, un point de non-retour. Ce sixième chapitre installe définitivement l’idée que les aventures d’Harry Potter sont entrées dans l’âge adulte, et ses désillusions.
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Si David Yates est devenu le réalisateur officiel des Harry Potter, depuis Harry Potter et L’ordre du Phénix - C’est lui qui se chargera de boucler la série avec Harry Potter et les reliques de la mort, qui sera divisé en deux films- Cela ne s’est pas fait sans mal. La Warner Bros ayant prospecté auprès d’autres candidats potentiels. Le studio escomptait, au vu de la tonalité de plus en sombre de la série, retrouver un réalisateur de la trempe d’Alfonso Cuaron, qui avait fait d’Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban, l’épisode à ce jour le plus en phase avec ce ton, et surtout le plus loué par la critique, jusque là peu tendre avec les autres films du cycle. Warner s’est dans un premier temps logiquement retourné vers un autre cinéaste mexicain, à l’univers proche de Cuaron : Guillermo Del Toro. Lequel a décliné l’offre pour réaliser à un projet qui lui tenait plus à cœur : Hellboy II. Pour rester dans les délais de production, le studio rappela alors Yates. Qui retrouva une grande partie de l’équipe technique du compositeur Nicolas Hooper à la costumière Jany Temime ou Tim Burke, le superviseur des effets visuels. Plusieurs changements majeurs ont cependant eu lieu. Notamment l’arrivée de Bruno Delbonnel, le chef opérateur de plusieurs films de Jean-Pierre Jeunet, qui a amené à cet épisode, une texture visuelle différente des autres en phase avec l’atmosphère de plus en plus tragique voulue. Le changement de poids étant la parution entre le tournage d’Harry Potter et l’ordre du phénix et celui-ci d’Harry Potter et les reliques de la mort, le roman concluant la série. Yates et ses scénaristes l’ont pris comme influence sur le script et la mise en scène, écartant des passages entiers de la fin du livre précédent, estimant qu’ils seraient redondants avec certains évènements des deux derniers films de la série. En revanche, ils ont tenu à y réintégrer une partie complète de Quidditch, le sport fétiche des élèves de Poudlard, chose qui n’avait plus eu lieu depuis le second film.