Année de sortie française
les Films A4, StudioCanal
supermarché, sheridan, Jean-Yves KATELAN, Gary Cooper, chômage, bled, travail, ouvrier, machine, western, Amaouche Dans la chaleur du Midi, la chronique d'une cité ouvrière vidée de ses ouvriers... Enfin, tous ne sont pas partis chercher du travail ailleurs. Par exemple, Francis est resté, pour entretenir sa machine devenue inutile et son fils Samir vient le retrouver, comme on retourne au bled. Et puis il y a la voisine Maria, et son fils José qui, tous les jours, dans ce décor de western, va attendre le retour de son père, le fameux Gary Cooper...
Il fait chaud dans ce Midi, la rue principale est déserte... et d'ailleurs, c'est tout le village qui est désert depuis que le travail est parti. Désert comme un petit Sahara, fantôme comme un décor désaffecté de western... A la surprise des rares occupants de la cité, un nouvel habitant se pointe en quête de son père...Selectionné à la Semaine de la Critique, au festival de Cannes 2009, ce premier film de Nassim Amaouche y a obtenu le Grand Prix.Le désabusement sied toujours aussi bien à Jean-Pierre Bacri, tout comme le rapprochement -- ou l'éloignement -- entre la France et l'Algérie .Sauf que là, les dures contraintes de la réalité sociale et multiculturelle du Sud de la France, sont transposées dans un décor étonnant de ville fantôme, façon western.Vous savez, une de ces villes où, selon la coutume, le bon en découd avec la brute au milieu de la rue principale, dans un duel de pétoires...Et d'ailleurs, ce n'est pas un hasard. Le fils de la voisine y croit dur comme fer: son père, c'est Gary. Gary Cooper. L'acteur légendaire -- a-t-il seulement existé?, aujourd'hui on se le demande -- dont nous reparlerons après le film.Et c'est bientôt puisque le film est court, 1h15, une autre preuve de bon goût.
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Si Gary Cooper est passé à la postérité -- il est mort en 61 tout de même -- c'est d'abord à cause du western Le train sifflera trois fois, de Fred Zinneman en 1952, où il triomphait seul d'un quatuor de bandits, après avoir été lâché par tous ses amis. Dans l'histoire, il gagna un Oscar, de bons moments avec Grace Kelly et nous, on se retrouvait avec une petite musique entêtante: "Si toi aussi tu m'abandonnes, il ne me restera plus rien; plus rien du tout et plus personne, si toi aussi tu m'abandonnes...".Mais Cooper n'a pas fait que des westerns; si l'envie vous prend d'un petit voyage nostalgique dans sa carrière, ne manquez pas deux films de Capra (L'Extravagant Mr Deeds et L'Homme de la rue) et un film de Hawks sur la première guerre mondiale, Sergent York.Notons aussi que Gary Cooper est le second Américain célèbre avec qui Jean-Pierre Bacri partage une affiche de film. La première fois, c'était 10 ans auparavant, en 1999, dans l'excellent premier film de son copain et associé, Sam Karmann. Le film s'appellait Kennedy et Moi. C'était aussi le premier produit par Bacri, au travers de leur société commune, les films A4. Une société à qui on doit, entre autres, ce premier long de Nassim Amaouche ainsi que le Parlez-moi de la pluie d'Agnès Jaoui, en 2008, qui réunissait Bacri et Jamel Debbouze du côté d'Aix en Provence.D'ailleurs, si vous vous demandez où se trouve le village de cet Adieu Gary et bien sachez qu'il s'agit de la Cité blanche du Teil, en Ardèche; un ensemble construit par un fabricant de ciment et qui a compté jusqu'à 1200 habitants avant que sa population ne retombe à 4.Et à propos de cité blanche, si ça vous dit de voir un village de western entièrement repeint en rouge, c'est le moment de revoir L'Homme des hautes plaines, de et avec Clint Eastwood, tourné en 1973.