Accueil Accueil

| Panier
Pas encore inscrit ? cliquez ici 

L'ARMÉE DU CRIME

Code cadeau
Vous avez un code cadeau pour un film gratuit ?

L'ARMÉE DU CRIME


Réalisateur
Avec

Durée
  139 minutes
Couleur
  Oui
Pays
  France
Année de sortie
  2009
Année de sortie française
  2009
Restriction
  Tous publics

Production
  Agat Films & Cie, StudioCanal
Scénario
  Gilles Taurand, Robert Guediguian, Serge Le Péron
Musique
  Alexandre Desplat
Catégories
Mots-clés

Synopsis

Ce sont des hommes ordinaires, jeunes, pleins de vie, épris de liberté. Alors que Paris est occupée par les Allemands, tous refusent cet état de fait à leur façon, en lançant des tracts, en tuant des soldats, posant des bombes ou commettant des actes isolés de sabotage…. Ils sont Hongrois, Polonais, Roumains, Espagnols, Italiens, Arméniens… Juifs et communistes pour la plupart. Ils décident de libérer la patrie des Droits de l'Homme, leur pays, la France. Sous la direction de Missak Manouchian, poète Arménien, Thomas Elek, Marcel Rayman, Olga Bancic et beaucoup d’autres, s’organisent et frappent de plus en plus fort, de plus en plus souvent. En signe de représailles, la police française va les traquer, les arrêter et tenter de faire d’eux «l’armée du crime» en placardant leurs visages, leurs noms et leurs «méfaits» sur une affiche rouge, avant de les exécuter au Mont-Valérien. Morts pour la France, ces immigrés sont restés des hommes, jeunes pour toujours et épris de liberté quoiqu’il arrive, comme l’attestent leurs dernières lettres. Ils sont devenus des héros.


La présentation

C’est l’histoire d’un groupe de vingt-deux hommes et une femme, pour la plupart juifs, communistes et issus de la Main d’œuvre immigrée (MOI), ils ont combattu l’occupant allemand, ont été arrêtés et fusillés en 1944. L’affiche de propagande qui devait les stigmatiser comme «terroristes» n’a pas rempli son office, elle est au contraire devenue le symbole de leur martyre et de leur juste combat de Résistants. Tous ensemble, avec leur «chef de bande», Missak Manouchian, ils sont restés des héros. Célébrée par Louis Aragon dans son poème éponyme, L’Affiche rouge est aussi le titre du film de Frank Cassenti, sorti en 1976, où des acteurs montaient un spectacle autour du groupe Manouchian. Arménien par son père, Allemand par sa mère, Robert Guédiguian, par ailleurs membre du Parti communiste jusqu’au début des années 1980, a toujours affirmé être très à l’aise avec ses deux origines, et ne pas se sentir plus du côté des «génocidés» que de celui des «génocideurs». Il semblait l’homme idéal pour s’attaquer à ce sujet. Au départ il n’avait pourtant l’intention que de produire L’Armée du crime avec la société Agat Films & Cie, collectif de producteurs dont il est l’un des fondateurs et membres actifs depuis la fin des années 1980. Il a aussi participé à l’écriture du scénario avec Gilles Taurand et Serge Le Péron, ce dernier étant l’initiateur et le réalisateur du projet. Mais un film de cette ampleur, avec costumes et reconstitution d’époque, nécessitait un budget important et donc une coproduction (avec Studio Canal). Par ailleurs, le fait que Guédiguian réalise lui-même est devenu une condition. Il a réuni un casting inhabituel pour lui, qui travaille depuis ses débuts avec la même troupe d’acteurs, Ariane Ascaride, Gérard Meylan, Jean-Pierre Darroussin, Frédérique Bonnal… Ces derniers sont bel et bien là, mais dans de petits rôles. Au premier plan il a mis de nouvelles têtes. Simon Abkarian avait déjà joué dans Le Voyage en Arménie (2006), mais tous les autres –Virginie Ledoyen, Robinson Stévenin, Grégoire Leprince Ringuet, Adrien Jolivet, Lola Naymark, Olga Legrand– ont fait ici leurs premiers pas devant sa caméra et dans son univers. Car L’Armée du crime est du 100% Guédiguian : comme dans toute sa filmographie, il est question d’engagement politique et de famille choisie, de liberté et de croyance en des jours meilleurs. Au delà de toute conviction humaine et politique, ses personnages sont, comme le dit l’un d’eux : «du parti de la vie».


2 minutes après le film
Lire (à consulter de préférence après avoir vu le film)


Powered by ledev.fr