Année de sortie française
interdit aux moins de 10 ans
Mark Whitacre, cadre supérieur du géant agroalimentaire Archer Daniel Midlands (ADM), décide soudain de dénoncer les pratiques de sa société et de devenir le chevalier blanc du consommateur. Pour cela, Whitacre va devoir fournir au FBI des preuves concrètes des manoeuvres illicites d'ADM. Porter un micro, jouer les agents secrets... Le problème, c'est qu'il atiré lui-même des profits non négligeables des dites manoeuvres, et que son témoignage risque de compromettre le travail des enquêteurs...
Après Les infiltrés, voici Matt Damon dans L’infiltré. C’est le titre quebecois de The informant, film de Steven Soderbergh que vous allez découvrir. Un bon titre que l’on aurait pu reprendre en France puisque ce thriller satirique raconte l’histoire de Mark Whitacre, brillant cadre d’un géant de l’agroalimentaire, qui décide un jour de dénoncer les pratiques illicites de sa société. Pour cela il va devoir collaborer avec le FBI, bien qu’il ait lui-même profité des malversations de son entreprise… Ce qui va en faire un témoin suspect pour les enquêteurs. Mais un régal pour les spectateurs notamment grâce à la performance de Matt Damon qui s’est fait un look de cadre américain en prenant plusieurs kilos, en se laissant pousser une imposante moustache et en portant des lunettes à monture dorée. Steven Soderbergh savait qu’il se « fondrait sans réticences dans le look du personnage. Connaissant son courage, je savais qu'il assumerait toutes les facettes de Whitacre, y compris les moins glorieuses. » Et pour cause, le réalisateur connaît bien son acteur puisque The informant est leur cinquième film en commun après les Ocean’s 11, 12 et 13 et le deuxième volet de Che dans lequel le comédien faisait une apparition. Dans The informant, il occupe tout l’écran.
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On le sait, Steven Soderbergh est un réalisateur prolifique. Mais 2009 devrait rester pour lui l’année de tous les records, puisque quatre de ses films sont sortis sur le territoire français : d’abord les deux volets du biopic consacré au Che, puis Girlfriend experience et enfin The informant. Des films dont il était également le directeur de la photographie sous le pseudonyme de Peter Andrews. En revanche le scénario est lui signé Scott Z. Burns, déjà auteur du script de La vengeance dans la peau avec bien sur Matt Damon. Ici il adapte le best seller de Kurt Eichenwald "The Informant: A True Story" ("Une histoire vraie"). Un livre publié en 2000, et qui retraçait l'histoire vraie de cette "taupe", infiltrée par le FBI pour enquêter sur la grande société d'agro-alimentaire américaine Archer Daniels Midland. Ce qui n’est pas sans rappeler un autre film réalisé par Soderbergh à l’époque : Erin Brokovitch. Film qui lui avait valu d’être nominé à l’oscar du meilleur réalisateur, une récompense qu’il avait obtenu pour un autre de ses films sorti la même année : Traffic.
La prestation de Matt Damon dans The informant avec ses 15 kilos en trop ont également fait impression et lui ont valu une nomination aux Golden Globes. Pour autant ce n’est pas la première fois que ce garçon au banal physique de voisin de palier, le boy next door comme on dit aux Etats Unis, se transforme pour un film. Pour A l’épreuve du feu d’Edward Zwick, il avait au contraire beaucoup maigri pour jouer un soldat junkie de retour de la première guerre du golf. Et dans Invictus de Clint Eastwood, il s’est forgé un corps musclé de Rugbyman parfaitement convaincant.
Face à lui dans le rôle de l’agent Brian Shepard, vous avez reconnu le héros de la série Code Quantum, Scott Bakula. Comme il a depuis fait beaucoup de télé, en participant notamment à des séries comme Enterprise, Boston Justice ou Chuck, on a tendance à oublier que Scott Bakula a aussi tourné pour le cinéma. Notamment dans American Beauty et La maison sur l’océan.