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PRÉNOM CARMEN

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PRÉNOM CARMEN


Réalisateur
Avec

Durée
  85 minutes
Couleur
  Oui
Pays
  France
Année de sortie
  1984
Année de sortie française
  1984
Restriction
  Tous publics

Production
  Films A2, JLG Films, Sara Films
Scénario
  Anne-Marie Miéville
Musique
  Beethoven, Tom Waits
Catégories
Mots-clés

Synopsis

Carmen, une jeune femme, visite son Oncle Jean à l’hôpital pour lui demander qu’il lui prête sa maison à Trouville. Elle le convainc que c’est pour un tournage. En fait, avec ses copains, elle fait un hold-up dans une banque. ça tourne mal et elle s’enfuit avec Joseph un jeune gendarme qui avait essayé de la menotter. Ensemble, ils entament une histoire d’amour. Il est arrêté, jugé puis acquitté « pour passion », Carmen l’entraîne dans un nouveau coup dans un grand hôtel. Avec son oncle Jean qui croit y tourner un film.


La présentation

A l’origine, c’est Isabelle Adjani qui devait incarner l’héroïne de Prénom : Carmen. Alain Sarde, qui avait produit trois films avec l’actrice et les deux précédents Godard, a organisé la rencontre entre ces deux figures du cinéma contemporain au festival de Cannes 1982. Adjani a été séduite par le projet du cinéaste de traiter Carmen à la fois comme « une figure légendaire » et « un manifeste du présent ». La star a même accepté l’envie du cinéaste de réaliser un film dépouillé, exclusivement en lumière naturelle. Mais à l’issue de la première semaine de tournage, pendant laquelle Godard n’a pu filmer sa comédienne qu’au maquillage, Adjani a préféré abandonner, ne se sentant pas assez forte pour affronter les méthodes de tournage de Godard. Quelques jours plus tard, elle a été remplacée par Maruschka Detmers, une Hollandaise de vingt ans, élève au cours Florent qui vivait à Paris depuis deux ans. Pour Godard c’est un soulagement. Sa jeune interprète a cette beauté brune et sauvage qui sied à sa vision de Carmen. De plus, elle est prête à s’impliquer sans réserve dans les scènes d’amour et de nu avec Jacques Bonnaffé, jeune acteur qui vient lui du Théâtre de la Salamandre à Lille. Par ailleurs le film est riche en seconds rôles truculents : Jacques Villeret en mangeur de yaourts, le réalisateur Jean-Pierre Mocky en pensionnaire de l’hospice qui répète « Y a-t-il un Français dans la salle ? » (allusion à ce qui était alors son dernier film). Et encore Hippolyte Girardot et Valérie Dréville qui n’étaient pas encore connus. Mais la grosse attraction du casting reste Godard lui-même dans le rôle de l’Oncle Jean, cinéaste sur le retour. C’est lui qui sifflote l’air de la Carmen de Bizet dans les couloirs, les seuls moments du film où l’on entend la musique de l’opéra.  


2 minutes après le film
Lire (à consulter de préférence après avoir vu le film)


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