Charlie Trairat,
Jintara Sukaphatana,
Sirachuch Chienthaworn,
Anuchit Panudseranee,
Jirat Sukcharoen,
Pagasit Punturat,
Suthipongse Thaphithakkul,
Thanabodin Suksaeresup,
Monton Arnupabmard,
Nattaporn Tameeruks,
Nipawan Taweepornsawan
Année de sortie française
GTH - Gmm Tai Hub Company Limited, Phenomena Company Limited
Chollada Teaosuwan, Songyos Sugmakanan, Vanridee Pongsittisak
Making of, Scènes coupées
univers clos, Thaïlande, secret, revenant, Piscine, peur, Pensionnat, mort, Jean-Yves KATELAN, fantome, enfance, dortoir Durant sa 5e, le jeune Ton est envoyé dans un pensionnat par son père parce qu’il a vu « quelque chose » qu’il n’aurait pas dû voir. Ses camarades de dortoir lui racontent l’histoire de ces lieux, réelle ou inventée : il y est question d’un jeune garçon noyé dans la piscine de l’école et d’une femme pendue… Ton, imaginatif et sensible, n’a qu’un seul ami : un autre garçon solitaire, Wichien. Ton va découvrir qu’il est seul à le voir et que celui-ci n’est autre que le fantôme du jeune noyé dont ses camarades ont parlé...
Et si on faisait un petit voyage en Thaïlande ? Mais pour une fois, on ne parlerait ni de plages, ni de boxe, ni de trafic de drogue, ni de prostitution. On parlerait d’enfants, mais d’enfants normaux, des enfants qui entrent au collège, qu’on met en pension pour travailler mieux, qui découvrent la dure lois des anciens mais aussi les joies de l’amour et de l’amitié…Cela dit, parler d’ « enfants normaux », ce n’est pas tout à fait exact non plus. Parce que ce film, au départ, a quand même été présenté par ses producteurs comme un film d’horreur. Mais là encore, il faut corriger le tir. C’est bien d’un film fantastique qu’il s’agit, avec des communications étranges entre des mondes parallèles ; un film où l’on s’effraie un peu mais où l’on finit par s’émouvoir surtout. Sans trop nuire à l’histoire, on pourrait même dire que ce Pensionnat est le cousin thaïlandais du Sixième Sens, de M. Night Shyamalan… ou de L'Echine du Diable de Guillermo Del Toro, dont il semble avoir calqué le scénario.Ah, et un des personnages du film a joué dans Good Morning Vietnam, de Barry Levinson, avec Robin Williams. Si vous ne trouvez pas, rassurez-vous, je vous dirai qui c’est tout à l’heure.
Lire (à consulter de préférence après avoir vu le film)
Sugmakanan Songyos !!! C’est le joli nom de ce réalisateur thaïlandais qui a reçu le prix Junior, à Cannes en 2007, pour ce Pensionnat qui est à la fois son deuxième long métrage et le premier en solo. Songyos Sugmakanan. On peut retenir son nom comme vous vous souvenez certainement de celui d’Apitchatpong Weerasethakul, qui, lui, avait été primé à Cannes en 82, pour Blissfully Yours, dans la sélection « Un certain regard ».Ces récompenses témoignent de la renaissance du cinéma thaïlandais, dont la figure tutélaire reste Ratana Pestonji, un cinéma très prolifique au siècle dernier mais qui avait été quasiment rayé de la carte par la production hollywoodienne dans les années 80. Ce cinéma, qui, comme vous avez pu en juger, aime bien cultiver les bons sentiments dans le sens de la pellicule, est en train de refleurir depuis la fin des années 90.Alors, si on a pu dire du Pensionnat qu’il était une sorte de Sixième Sens thaïlandais, c’est aussi l’occasion de rappeler une jolie référence dans le genre film d’ados qui jouent à des jeux dangereux, le fameux Stand by Me de Rob Reiner, adapté d’une histoire de Stephen King. Un film de 1986 où on faisait connaissance avec des petits jeunes appelés Kiefer Sutherland et River Phoenix ; River Phoenix… grand frère très doué de Joaquin, mais qui mourut prématurément.A propos, vous avez trouvé qui jouait dans Good Morning Vietnam ? Eh bien oui, c’était Jintara Sukapatana ! Ici, elle joue Prannee, la professeur à triste mine, mais dans Good Morning Vietnam, elle était une jeune Vietnamienne dont Robin Williams tombait amoureux… GOOOOOOD evening Thailand !!!