Dans la jungle, le patron, c'est Leo le lion blanc. Il a quelques soucis avec les éléphants, mais il fait appliquer la loi. Un jour, les hommes pénètrent dans la jungle, en quête du mythique Mont de la Lune où, selon la légende, se trouvent des pierres exceptionnelles. Les ennuis commencent. Un des deux fils du roi fait une fugue, un incendie terrible se déclare et il faut devancer les hommes pour découvrir la montagne sacrée...
C’est l’histoire d’un gentil lion blanc nommé Léo et de ses deux fils. Un jour, les humains vont venir dans la jungle perturber l’ordre naturel. Leo, le roi de la jungle, est un film japonais de Yoshio Takeushi sorti en 1997.Il est inspiré d’un manga vieux de plus de cinquante ans et de la première série télévisé en couleur diffusée au pays du soleil levant. On y retrouve les mythologies nipponnes traditionnelles ainsi que toutes les obsessions écologiques et post-atomiques qui hantent les grands mangas : l’énergie de la terre, le feu dévastateur et la malédiction de la contamination. Attention ce film peut en cacher un autre…
Lire (à consulter de préférence après avoir vu le film)
L’affaire commence en 1951 avec un manga signé Osamu Tezuka. Le créateur de Léo le lion blanc lance ensuite deux séries télés de 26 épisodes en 1965 et 1966. Tezuka meurt en 1989, au moment où une nouvelle série télé voit le jour.Et puis, en 1994, les studios Disney remportent un succès énorme avec Le roi lion. Il est alors évident que Le roi Lion est très très inspiré de l’œuvre de Tezuka, mais, on le sait, nos amis américains ne sont pas toujours très à cheval sur leur copyright. Non seulement Léo n’est pas cité au générique, non seulement aucune autorisation n’a été demandé aux ayants-droits, mais, en plus, aucune royalty n’a jamais été rétrocédée. Disney veut bien partager les ennuis, mais pas les bénéfices. Une pétition, signée par des dessinateurs, des artistes ou des fans de Leo, recueillant plus de 1000 signatures sera adressée aux Mickey boys mais en vain. Du coup, en 1997, Tezuka production décide de mettre en chantier sa propre version cinématographique de Leo, roi de la jungle. C’est alors le premier film d’un scénariste et directeur d’animation qui a travaillé sur des manga télévisé et notamment sur le célébre Akira.Le film évidemment n’aura jamais le succès colossal de son homologue américain, mais, au-delà des querelles de droits, la comparaison des deux œuvres est passionnante en ce qu’elle révèle deux univers narratifs distincts, deux morales, deux esthétiques et deux visions du monde.Et pour les enfants, ça fait deux films pour le prix d’un !