Dans la guerre que se livrent les machines qui contrôlent la Matrice et les hommes de la cité souterraine de Zion, un nouvel élément apparaît: l'agent Smith acquiert une puissance et une indépendance inquiétantes. Neo parviendra-t-il à sauver le monde? Après Matrix et Matrix Reloaded, le troisième volet de la trilogie des frères Wachowski.
Ce qu’il y a de bien avec les trilogies, c’est qu’à la fin du troisième épisode, généralement, on sait tout. Et là, ça tombe très bien, puisque Matrix Revolutions, après Matrix et Matrix Reloaded, constitue le troisième volet de la trilogie Matrix. Et les combats sont toujours chorégraphiés par le maître du kung fu avec câble : Woo Ping Yuen.Je ne vous en dis pas plus : si vous êtes là, vous êtes sûrement pressé ; peut-être même avez-vous la langue encore pendante, après avoir vu la fin de Matrix Reloaded et donc lu la phrase la plus exaspérante qu’on puisse trouver à la fin d’un film… « A suivre ». (« To be continued » dans la langue des frères Wachowski.)Cela dit, au moment de la sortie, en 2003, on était prévenus puisque les deux films, ainsi que le jeu vidéo « Enter the Matrix », avaient été tournés à la suite.Dans un peu plus de 2 heures donc, on devrait savoir ce qu’il arrive à Neo, à Trinity, à Morphée, à Niobe, au Merovingien, ainsi qu’à tous les Mister Smith (et ils sont nombreux) qui peuplent ce film.Un dernier petit conseil, quand même, pour ceux qui ont un bon écran : à la fin du film, regardez bien la pluie…
Lire (à consulter de préférence après avoir vu le film)
Alors avez-vous aperçu la pluie de lignes de code qui tombe du ciel lors du combat final entre Neo et Smith ? A la télé, on les voit mieux dans les gros plans.Pour les amateurs, et ils sont nombreux à s’invectiver dans les forums, la trilogie Matrix est une mine inépuisable de disputes, de clins d’œil et d’autoréférences.C’est ainsi que si le personnage de l’Oracle change de tête entre Reloaded (le 2) et Révolutions (le 3), ce n’est pas seulement sur une inspiration des auteurs (les frères Wachowski) ; c’est également dû à ce que l’interprète du rôle dans les 2 premiers films, Gloria Foster, est morte avant la fin du tournage. C’est donc la comédienne Mary Alice qui a terminé son boulot. Quant au chef des gardes, le combattant japonais déguisé en autobot et incarné par Nathaniel Lees, il a certainement été baptisé Mifune en hommage à Toshiro Mifune, le plus connu des comédiens japonais, acteur fétiche (et samouraï souvent) du réalisateur Akira Kurosawa.Alors, quoiqu’on pense des deux derniers volets par rapport au film initial, de 1999 à 2003, la trilogie Matrix a fait un malheur au box office, récoltant en 3 films un milliard et demi de dollars dans toutes les salles du monde obscur. (A rapprocher du milliard 8 récolté par Titanic).Mais des 3 films, c’est Reloaded qui a fait le meilleur score avec 735 millions de dollars de recettes, quand Matrix n’en avait engrangé « que » 450. Revolutions ferme la marche avec 425 millions, malgré la première mondiale que constituait sa sortie simultanée, dans plus de 50 pays, non seulement le même jour (le 5 novembre 2003), mais à la même heure !Tant que nous sommes dans les chiffres, parlons un peu de l’année 1999. Un bon cru ; avec deux films qui auront marqué le cinéma et sa façon d’appréhender la réalité : Matrix bien sûr et 6 mois plus tard, un certain Fight Club, de David Fincher avec Brad Pitt et Edward Norton, que je vous engage vivement à voir un nombre incalculable de fois.D’ailleurs, si vous aimez les histoires où la "réalité de la réalité" est mise en doute, en matière de bons films, vous n’avez que l’embarras du choix : de Truman Show avec Jim Carrey en 1998, à Eternel Sunshine of the Spotless Mind (avec Jim Carrey en 2004), ou encore de Tournage dans un jardin anglais (de Michael Winterbottom en 2005) à L’Incroyable Destin de Harold Crick, avec Will Ferrel en 2006.