Le contexte du film

Egalement interprété par : Suzy Delair - LADY PANAME
Pas si éloigné : DORTOIR DES GRANDES
Egalement realisé par : Henri-Georges Clouzot - LES ESPIONS
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QUAI DES ORFEVRES

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Durée : 85 minutes | Couleur : Non
Année : 1947 | Restriction : Tous publics

Synopsis :

Chanteuse de music-hall, Jenny Lamour cachetonne dans des revues. Usant de sa séduction pour tenter de percer, elle accepte un rendez-vous avec le vieux Brignon qui a, dit-il, des relations. Ce qui n’est guère du goût de son mari, Maurice, qui clame bruyamment qu’il pourrait le tuer. Or, Brignon est retrouvé chez lui, mort de mort violente.



Production : Majestic Films
Scénario : Henri-Georges Clouzot, Jean Ferry
Musique : Francis Lopez
Pays : France

 
 
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A propos

Un an avant Quai des orfèvres, Henri-Georges Clouzot est privé du droit d’exercer son métier. Décision du Comité de libération du cinéma français. Pendant l’Occupation, il a travaillé pour la Continental, société française de production gérée par des fonds allemands et créée par Goebbels. Il n’a pas été le seul. Mais voilà, il est l’auteur du Corbeau. Après le succès qui avait accueilli le film à sa sortie, en 1943, on s’était vite interrogé sur cette vision passablement noire qu’il donnait de la France. On en avait conclu qu’il n’était, ni plus ni moins, qu’une œuvre de propagande, affûtée pour miner le moral de l’Occupé. On l’avait interdit. A la Libération, Clouzot doit s’estimer heureux de ne pas avoir été jeté en prison, mais qu’il ne remette plus jamais ça avec sa caméra !
Clouzot se défend, ses amis se mobilisent. Une pétition en sa faveur est faite en 1946. Sartre, Camus, Marcel Carné la signent. La sanction est levée. Il se remet au travail.
Il a lu Légitime défense, de Stanislas-André Steeman. C’est ce qu’il va adapter. Il ne l’a plus sous la main, tant pis. Steeman, il connaît. Il a déjà écrit deux adaptations de ses enquêtes de l’inspecteur Wens. Le Dernier des six, en 1941, pour Georges Lacombe, et L’Assassin habite au 21, en 1942, pour son propre compte. De fait, il ne gardera que le squelette de l’intrigue, imaginera un autre coupable et déplacera l’action dans les milieux du music-hall. Ce qui fera dire, plus tard, à Steeman, : « J’ai toujours envie de tirer un roman des films que Clouzot tire de mes romans ».
Jean Ferry, qui sera son collaborateur pour Manon (1948) et Miquette et sa mère (1949), lui prête la main au scénario. Max Douy, son décorateur, dessine un story board. La musique du film est confiée à l’auteur de La Belle de Cadix, Francis Lopez. Il en écrira aussi les chansons. L’une d’elle est passée à la postérité et devenue indissociable de Suzy Delair qui l’interprète. C’est, bien sûr, Avec son tralala.
Le film sort en 1947, auréolé d’un prix de la mise en scène obtenu à la Mostra de Venise.

2 minutes après le film

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