Robinson avait toujours rêvé d'être marin. Son rêve s'est réalisé mais hélas il s'est aussi transformé en naufrage. Seul survivant sur son île Robinson réapprend alors les gestes de la survie et le retour à l'état de nature. Heureusement il fréquente un étrange volatile quelque peu bavard, le dodo. Et surtout il recueille un bon sauvage, qu'il baptise Vendredi et qui devient son compagnon d'infortune. Loin de l'Angleterre, roi de son bout de terre, Robinson vieillira-t-il heureux?
Les films d'animation française face à des gens comme Disney ou les Japonais du studio Gibli sont toujours estampillés « exception », culturelle bien sûr mais souvent économique. Au hasard des films comme « La planète sauvage » (1973) de Topor et René Laloux , « le roi et l'oiseau » (1980) de Paul Grimault ou plus récemment « la prophétie des grenouilles » (2003) de Jacques-Rémi Girerd on voit bien que le village gaulois résiste encore, sans même parler de Luc Besson et de son Arthur. Parmi ces films erratiques il y a « Robinson et compagnie » de Jacques Colombat sorti en 1991. Pour une fois le dessin animé français adapte une oeuvre du patrimoine mondial et qui plus est britannique. Il s'agit bien sûr du roman de Daniel de Foe paru en 1719. On comprend que ce sujet d'un marin esseulé sur une île et qui réapprenait l'autonomie convenait mieux au tempérament gaulois qu'à celui des anglo-saxons qui aurait fait arriver vendredi dés la troisième minute et le premier assaut des cannibales à la cinquième. Non c'est un film rêveur, fantasque et poétique que l'on découvre. Avec la voix de Jacques François pour Robinson, de Julien Guiomar pour Bougainville et de Gérard Hernandez pour faire parler un oiseau le célèbre dodo !
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