Sam Dalmas, un écrivain américain de passage à Rome, assiste un soir à l'agression d'une jeune femme dans une galerie d'art. Déclaré témoin oculaire par la police qui enquête sur une série de meurtres perpétrés par un tueur ganté, Dalmas décide d'effectuer ses propres recherches.
C'est le 25 aout 1969 que Dario Argento entame son premier long métrage, l'Oiseau au plumage de cristal qui relance, un genre, le giallo, en l'occurrence le polar horrifique italien, initié quelques années auparavant par Mario Bava avec Six femmes pour l'assassin ou la Fille en savait trop. Adaptation libre d'un roman de Fredric Brown, The Screaming Mimi, l'Oiseau au plumage de cristal suit les pérégrinations d'un écrivain américain qui, en vacances à Rome, est témoin d'un meurtre dans une galerie d'art. Suspecté de l'assassinat, il se met à enquêter pour retrouver le tueur et prouver son innocence. Même s'il s'inspire aussi du Fenêtre sur cour d'Hitchock à qui il voue une véritable passion ainsi que du Blow up d'Antonioni, Argento utilise avant tout les règles fétichistes du giallo. A savoir : meurtres à l'arme blanche, assassin ganté de noir et érotisme macabre, le tout dans une ambiance de film d'horreur baroque ou les sensations de cauchemar semblent prendre peu à peu le pas sur la réalité. Le cinéaste en herbe se permet aussi quelques expérimentations techniques en jouant sur des effets de montage et d'arrêt sur image qui transforment peu à peu son Oiseau au Plumage de cristal en un véritable délire pop accentué, qui plus est, par l'étrange partition d'Ennio Morricone.
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