Deux hommes, lassés des femmes, abandonnent tout pour aller s'installer dans un village perdu. Ils y rencontrent un curé truculent et soiffard qui les rappelle aux plaisirs simples de la vie. Bientôt, leur exemple inspire des milliers d'hommes et des cohortes de mâles déboussolés quittent alors les villes, fuyant l'hystérie des femelles en manque.Mais bientôt un escadron d'amazones nymphomanes les retrouve et les capture. Ils sont alors réduits à l'état exclusif d'étalons destinés à satisfaire la gent féminine en chaleur.
1974, sort Les Valseuses qui révèle un auteur et cinéaste de talent, Bertrand Blier. 1975, Blier et son coscénariste Philippe Dumarçay se retrouvent pour écrire le film suivant. Comme deux sales gosses capables des pires blagues, ils décident d'écrire un conte totalement misogyne en cette année internationale de la femme. 1976, sort Calmos qui va déclencher les réactions scandalisées des féministes. De quoi s'agit-il ? Deux hommes, un gynécologue et un commissaire de police craquent soudainement et décident de fuir leurs épouses respectives, en fait, toutes les femmes en général. Ils partent pour la campagne afin d'y vivre en autarcie en compagnie d'un curé épicurien avec qui ils partagent avec volupté le péché de gourmandise. Dieu que l'on peut être heureux entre garçons, loin des femelles déchaînées. Car oui, le phénomène a pris de l'ampleur et pas mal d'hommes le maquis. Ce qui rend ces dames dans un furieux état de frustration. Elles s'organisent donc pour la chasse aux mâles et malheur à celui qui tombe dans leurs griffes. Le sort d'un étalon voué à une copulation éternelle lui est réservé jusqu'à épuisement total. Fable pour adultes, moins misogyne qu'il n'y paraît, Calmos, qui n'a pas rencontré son public à sa sortie, mérite d'être regardé aujourd'hui avec la distance qui permettra d'en apprécier toute la saveur.
Pour accéder à ce site et aux vidéos, vous devez installer
le plug-in Flash Player 9.
Télécharger Flash Player