Dans les années 50 à Paris, Henri Baurel, une vedette de music-hall, Adam Cook, un pianiste, et Jerry Mulligan, un peintre américain fauché se rencontrent à la terrasse d'un café. Jerry a du mal à vivre de son art. Jusqu'à ce qu'une milliardaire qui a découvert ses peintures dans la rue, tombe amoureuse de lui. Mais Jerry de son côté est secrètement amoureux de Lise, la fiancée de son ami Henri.
Souvent les films naissent de curieuse façon, même les classiques, comme « Un Américain à Paris » qui reçoit l'Oscar du meilleur film en 1951. A l'origine, un studio, la Metro Goldwyn Mayer, un producteur Arthur Freed qui y dirige le département de la comédie musicale, et une conversation tardive, un soir entre lui et Ira Gershwin. A deux heures du matin, Freed fait l'acquisition – coûteuse – des chansons de George Gershwin. « Je n'avais aucune idée précise de ce que je voulais faire, écrira Freed, sinon utiliser les compositions de Gershwin, le titre « Un Américain à Paris » et faire un ballet autour ce thème. »
De multiples talents vont donner vie à ses idées, ou plutôt à ces absences d'idées. En vrac le scénariste Alan Jay Lerner qui doit organiser les morceaux et trouver une histoire si possible cohérente d'un citoyen américain traînant Paris. Le musicien Saul Chaplin qui, lui, doit aménager discrètement le morceau de Gershwin. Celui-ci dure 12 minutes, mais comme les britanniques et Michael Powell viennent de sortir un film 'Les Chaussons rouges' qui s'achève par un ballet de 16 minutes et que la MGM ne peut pas faire moins, il faut rallonger en subtilité la partition de Gershwin afin qu'elle dépasse les 17 minutes.
Il y a également Gene Kelly dont la présence s'impose tant son art du ballet est grand. Il y a surtout derrière la caméra Vincente Minnelli. Minnelli a travaillé jadis avec les frères Gershwin, et il trouve - dira-t-il - dans le projet, l'occasion d'illustrer toutes les influences qu'il avait essayé d'exprimer dans les années quarante...Vient en témoigner le ballet final, un chef d'oeuvre, qui lui est redevable, certes à lui, mais aussi énormément à Gene Kelly, ainsi qu'au décorateur Preston Ames qui travaille sur des milliers de photos pour aboutir au résultat que vous allez voir.
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