Sélection SoFilm - Pedro Almodovar

Au début, il y a eu les eighties et la Movida. Des jeunes gens modernes qui zonent aux terrasses des cafés de Madrid, qui sniffent de l’éther et se draguent entre mecs en roucoulant : « Quelle overdose ! » (Le Labyrinthe des passions). Avant de devenir un des grands habitués du Festival de Cannes, Almodóvar sortait des albums de pop trash, enchaînait les performances à la télé où il affirmait faire des films à destination des gens des pays sous-développés, « comme l’Amérique latine, par exemple ». Prendre le pouls de la société espagnole à travers ses perversions et ses transgressions, c’était lui. Se caler sur le rythme de ses passions, aussi. Mais comment Pedro Almodóvar a pu passer des nuits du vin et des roses au statut de maître officiel dont même Tarantino dit : « C’est lui le plus grand réalisateur des trente dernières années » ? lire la suite
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