Parce qu'on juge des choses présentes par le passé, même en cinéma
Parce qu'on juge des choses présentes par le passé, même en cinéma
Ainsi que le constate Laurent Delmas dans la discussion qu’il anime sur le plateau de FilmoTV, « il y a du cinéma tout court », c’est-à-dire un cinéma constitué de long mais aussi de courts métrages, plus de 500 officiels par ans, probablement bien davantage avec le développement des circuits et des techniques qui les accompagnent. Leur univers ? Aussi riche que celui du long, avec ses auteurs, ses genres, ses festivals, mais également un univers marqué souvent par sa liaison avec celui du long Le court métrage peut constituer une porte d’entrés pour des œuvres plus traditionnelles mais aussi parfois des brouillons, et surtout des moments de cinéma autonomes et cohérents. Avec l’aide de l’Agence du Court Métrage, FilmoTV a donc sélectionné 25 titres, classés arbitrairement en quatre catégories, des films distingués en festival, des films signés de noms illustres, des films de genre et des classiques enfin. Pour commenter ce panorama, sont venus pour s’exprimer Stéphane Kahn, programmateur de l’Agence du Court Métrage, ainsi que deux réalisateurs, Cédric Klapisch et Guillaume Rieu. Leurs films, respectivement In Transit et Tarim le brave contre les mille et un effets, sont bien sûr à l’ordre du jour, deux générations, deux styles, deux personnalités…
Ainsi que le constate Laurent Delmas dans la discussion qu’il anime sur le plateau de FilmoTV, « il y a du cinéma tout court », c’est-à-dire un cinéma constitué de long mais aussi de courts métrages, plus de 500 officiels par ans, probablement bien davantage avec le développement des circuits et des techniques qui les accompagnent. Leur univers ? Aussi riche que celui du long, avec ses auteurs, ses genres, ses festivals, mais également un univers marqué souvent par sa liaison avec celui du long Le court métrage peut constituer une porte d’entrés pour des œuvres plus traditionnelles mais aussi parfois des brouillons, et surtout des moments de cinéma autonomes et cohérents. Avec l’aide de l’Agence du Court Métrage, FilmoTV a donc sélectionné 25 titres, classés arbitrairement en quatre catégories, des films distingués en festival, des films signés de noms illustres, des films de genre et des classiques enfin. Pour commenter ce panorama, sont venus pour s’exprimer Stéphane Kahn, programmateur de l’Agence du Court Métrage, ainsi que deux réalisateurs, Cédric Klapisch et Guillaume Rieu. Leurs films, respectivement In Transit et Tarim le brave contre les mille et un effets, sont bien sûr à l’ordre du jour, deux générations, deux styles, deux personnalités…
En 1961, un grand concert rock est organisé au Palais des sports de Paris. Sont présentes les vedettes de ce style musical qui attise l’esprit de révolte de la jeunesse : Eddy Mitchell, Vince Taylor, Johnny Hallyday… L’atmopshère est survoltée : il y a de la drogue, des bagarres, la police doit intervenir. Le documentariste François Reichenbach est dans la salle et évoque en images l'impact de la «rock'n'roll attitude» sur les jeunes.
Partant d’une situation très quotidienne et que nous connaissons bien (« et si on allait au ciné ? »), ce film sensible d’Olivier Jahan dessine, avec une légèreté lestée de gravité, une ronde sentimentale à deux temps. Où, au gré de deux séances de cinéma, à un an d’écart mais au même endroit, l’amour redistribue ses cartes, où les couples s’usent, se défont, se retrouvent. Ce fin marivaudage s’amusait aussi de nos postures de cinéphiles et révélait surtout, de Nathalie Richard à Frédéric Pierrot, une génération de comédiens emblématiques des années 90 et que l’on se plait à régulièrement retrouver encore aujourd’hui.
Benoît se réveille un dimanche matin, allongé sur le tapis du salon, après une soirée très alcoolisée. Il est dans une maison qu’il ne connaît pas, loin de chez lui, entouré de parfaits inconnus qui s’activent pour remettre le lieu en ordre. Benoît n'a que très peu de souvenirs de la fête, et il cherche un moyen de rentrer chez lui.
Ali, d’origine marocaine, a travaillé en France toute sa vie. Désormais à la retraite, il décide de rentrer au pays. Il considère qu’il n’a plus de raisons de rester en France, même s’il n’a pas non plus d’attaches au Maroc. Dans le foyer pour immigrés où vit Ali, sa décision n’est pas très bien accueillie : le vieil homme va quitter tous ceux qui l’aiment. Ali passes ses derniers jours entre le foyer et l’appartement de son ami Momo, qui habite avec sa fille.
Archétype du « jeune cinéma français des années 90 », Corps inflammables est sans doute l’un des plus beaux films de Jacques Maillot. Porté par l’énergie de ses comédiens (dont un jeune Olivier Py qu’il avait déjà fait jouer dans son court précédent) et par une bande-son rock indé du meilleur goût, ce moyen métrage sut bel et bien capter quelque chose de l’air du temps, entre hésitations sentimentales et affirmations d’identités sexuelles minoritaires. Un film où un réconfort salvateur venait finalement, pour un court moment, tempérer les désillusions d’une génération à fleur de peau.
Une journée dans un bidonville de la Plaine-Saint-Denis, à la fin des années 1950. Dans ces cabanes faites de bric et de broc, sans électricité ni eau courante, on rencontre des immigrés espagnols et maghrébins. Les enfants doivent se débrouiller seuls pour trouver de quoi se laver et manger. Ils jouent avec des objets abandonnés sur le terrain vague et ne vont jamais dans la belle ville qui s’étend au loin. Malgré la misère, la solidarité est forte entre les habitants du bidonville.
Un homme nous raconte les petits plaisirs et déplaisirs de son existence. Il aime : gober le jaune d’un œuf sur le plat, faire pipi dans la douche, manger le jambon directement dans le papier, le rire de Richard Widmark, les vacances… Il n'aime pas : les barbus sans moustache, les vitrines de boucherie, passer trop de temps à dormir…
Au début du vingtième siècle, un couple quitte New York pour faire la traversée de l’Atlantique à bord d’une barque. Le voyage est financé par le journal The Daily Star et le départ se fait en grande pompe. Le couple a organisé son canot comme un salon bourgeois : ils rament en costume, jouent de la musique tous les soirs et tiennent un journal de leur voyage. Alors que la traversée s’éternise, la relation entre l’homme et la femme devient tendue.
Un homme prend chaque jour un train omnibus pour aller travailler. Un matin, il découvre, une fois dans le train, que les horaires ont changé et que son arrêt ne sera pas desservi. Le passager panique : s’il ne s’arrête pas au bon endroit, il arrivera en retard au travail et risque de perdre son poste. Sans travail, sa femme le quittera. Trouvera-t-il un moyen d’arriver à bon port ?
Pierre vit seul avec sa mère depuis la mort de son père. Parfois, il vient la rejoindre dans son lit la nuit. Ce dimanche, c’est la fête des mères. Pierre offre des fleurs à sa mère puis ils quittent leur HLM pour aller pique-niquer au bord de la rivière. Leur sortie est troublée par l’apparition de deux hommes dans lesquels la mère essaie de retrouver le souvenir de son compagnon disparu.
Le journal intime dessiné du réalisateur Sébastien Laudenbach, qui illustre des bribes de sa vie entre octobre 1996 et mars 1997. Le jeune homme romantique mais timide rencontre plusieurs femmes (Anne, Dorothée ou Lise), achève une relation amoureuse et en commence une autre. D’autres événements rythment la vie du réalisateur : des fêtes d’anniversaire, des grèves, des jours de pluie ou de soleil…
Adidjan, République de Côte d’Ivoire, 1965. De nombreux jeunes villageois, venus chercher du travail à la ville, se retrouvent dans le quartier populaire de Treichville. Ils se réunissent dans des « goumbés », des associations culturelles qui leur permettent de retrouver le lien social et la solidarité qui existait dans leurs campagnes. La Goumbé des jeunes noceurs, nouvellement crée, organise une grande fête, avec des chants et des danses modernes dans la rue.
Théo, un jeune chômeur se rend dans une agence d’intérim pour faire du déménagement. Il est envoyé en banlieue parisienne avec Jean-Pierre pour vider un appartement. Arrivés sur place, les deux déménageurs rencontrent la police et une huissière : ils sont là pour effectuer une expulsion locative et prendre les meubles d’une famille pauvre qui sera mise à la rue.
Sous ses dehors mélancoliques, son animation et sa musique un brin datées, L’invité est un court métrage passionnant théorisant mine de rien le procédé de la stop-motion et nous éclairant aussi sur la magie toujours renouvelée à nos yeux de l’animation de marionnettes image par image. En jouant d’espaces indécidables, en levant le voile, au détour d’un décor, sur la table de travail de l’animateur, le regretté Guy Jacques (dont ce fut le seul film d’animation) mettait en abyme le geste patient, minutieux et solitaire de l’artisan-cinéaste.
Ce premier court métrage de Martin Rit (aujourd’hui chef opérateur pour Guillaume Brac et quelques autres) est – littéralement – un film sur l’acteur Serge Riaboukine, sur sa présence massive et sa douceur paradoxale (alliage le rapprochant souvent, à nos yeux, d’un certain Gérard Depardieu). Il y est un personnage terne, en déficit d’incarnation, auquel une lubie soudaine (apprendre à jouer de la guitare) va donner consistance. L’aller/retour fécond entre le personnage à incarner, une chanson et des gestes à apprendre, ne cesse de troubler les frontières entre le comédien (son travail de composition) et son personnage. C’est aussi un très beau film sur l’apprentissage de la musique, sur la découverte d’une passion et/ou d’une compétence, faisant résonner de manière inédite la bien connue Lætitia de Serge Gainsbourg.
Le premier court métrage de Lorenzo Recio est aussi le seul film d’animation de cet inlassable arpenteur des territoires de l’imaginaire, de la fable et du fantastique depuis 25 ans. Ce petit classique du cinéma d’animation en est d’autant plus précieux dans sa manière baroque de revisiter, dans une orgie de couleurs et de pastels, le mythe du Minotaure au prisme dyonisiaque du désir, de l’ivresse et de la violence.
Marie-France et Véronique sont élèves de seconde dans le XVIe arrondissement de Paris. Les deux jeunes filles viennent du même milieu bourgeois mais ont des caractères opposés. Après les cours, elles se rendent sur les Champs-Elysées pour rencontrer des garçons. Martie-France, timide, n’apprécie pas de se faire draguer, alors que Véronique prend le risque d’aller à une boum. Leurs expériences amènent les deux adolescentes à développer une vision différente de la vie.
Le réalisateur Alain Cavalier décrit le processus de création de son prochain film, qui sera consacré aux derniers mois de la vie de sainte Thérèse de Lisieux. Tout part d’une feuille blanche, sur laquelle le réalisateur écrira le texte de scénario, dessinera les plans qu’il a en tête. C’est une étape difficile, durant laquelle le cinéaste est rempli de doutes. Cette « lettre » dure douze minutes, c’est la durée d’un chargeur de caméra. Il n’y a pas de montage, seulement des images qui se suivent dans l’ordre dans lequel elles ont été tournées.
En 1961, un grand concert rock est organisé au Palais des sports de Paris. Sont présentes les vedettes de ce style musical qui attise l’esprit de révolte de la jeunesse : Eddy Mitchell, Vince Taylor, Johnny Hallyday… L’atmopshère est survoltée : il y a de la drogue, des bagarres, la police doit intervenir. Le documentariste François Reichenbach est dans la salle et évoque en images l'impact de la «rock'n'roll attitude» sur les jeunes.
Partant d’une situation très quotidienne et que nous connaissons bien (« et si on allait au ciné ? »), ce film sensible d’Olivier Jahan dessine, avec une légèreté lestée de gravité, une ronde sentimentale à deux temps. Où, au gré de deux séances de cinéma, à un an d’écart mais au même endroit, l’amour redistribue ses cartes, où les couples s’usent, se défont, se retrouvent. Ce fin marivaudage s’amusait aussi de nos postures de cinéphiles et révélait surtout, de Nathalie Richard à Frédéric Pierrot, une génération de comédiens emblématiques des années 90 et que l’on se plait à régulièrement retrouver encore aujourd’hui.
Benoît se réveille un dimanche matin, allongé sur le tapis du salon, après une soirée très alcoolisée. Il est dans une maison qu’il ne connaît pas, loin de chez lui, entouré de parfaits inconnus qui s’activent pour remettre le lieu en ordre. Benoît n'a que très peu de souvenirs de la fête, et il cherche un moyen de rentrer chez lui.
Ali, d’origine marocaine, a travaillé en France toute sa vie. Désormais à la retraite, il décide de rentrer au pays. Il considère qu’il n’a plus de raisons de rester en France, même s’il n’a pas non plus d’attaches au Maroc. Dans le foyer pour immigrés où vit Ali, sa décision n’est pas très bien accueillie : le vieil homme va quitter tous ceux qui l’aiment. Ali passes ses derniers jours entre le foyer et l’appartement de son ami Momo, qui habite avec sa fille.
Archétype du « jeune cinéma français des années 90 », Corps inflammables est sans doute l’un des plus beaux films de Jacques Maillot. Porté par l’énergie de ses comédiens (dont un jeune Olivier Py qu’il avait déjà fait jouer dans son court précédent) et par une bande-son rock indé du meilleur goût, ce moyen métrage sut bel et bien capter quelque chose de l’air du temps, entre hésitations sentimentales et affirmations d’identités sexuelles minoritaires. Un film où un réconfort salvateur venait finalement, pour un court moment, tempérer les désillusions d’une génération à fleur de peau.
Une journée dans un bidonville de la Plaine-Saint-Denis, à la fin des années 1950. Dans ces cabanes faites de bric et de broc, sans électricité ni eau courante, on rencontre des immigrés espagnols et maghrébins. Les enfants doivent se débrouiller seuls pour trouver de quoi se laver et manger. Ils jouent avec des objets abandonnés sur le terrain vague et ne vont jamais dans la belle ville qui s’étend au loin. Malgré la misère, la solidarité est forte entre les habitants du bidonville.
Un homme nous raconte les petits plaisirs et déplaisirs de son existence. Il aime : gober le jaune d’un œuf sur le plat, faire pipi dans la douche, manger le jambon directement dans le papier, le rire de Richard Widmark, les vacances… Il n'aime pas : les barbus sans moustache, les vitrines de boucherie, passer trop de temps à dormir…
Au début du vingtième siècle, un couple quitte New York pour faire la traversée de l’Atlantique à bord d’une barque. Le voyage est financé par le journal The Daily Star et le départ se fait en grande pompe. Le couple a organisé son canot comme un salon bourgeois : ils rament en costume, jouent de la musique tous les soirs et tiennent un journal de leur voyage. Alors que la traversée s’éternise, la relation entre l’homme et la femme devient tendue.
Un homme prend chaque jour un train omnibus pour aller travailler. Un matin, il découvre, une fois dans le train, que les horaires ont changé et que son arrêt ne sera pas desservi. Le passager panique : s’il ne s’arrête pas au bon endroit, il arrivera en retard au travail et risque de perdre son poste. Sans travail, sa femme le quittera. Trouvera-t-il un moyen d’arriver à bon port ?
Pierre vit seul avec sa mère depuis la mort de son père. Parfois, il vient la rejoindre dans son lit la nuit. Ce dimanche, c’est la fête des mères. Pierre offre des fleurs à sa mère puis ils quittent leur HLM pour aller pique-niquer au bord de la rivière. Leur sortie est troublée par l’apparition de deux hommes dans lesquels la mère essaie de retrouver le souvenir de son compagnon disparu.
Le journal intime dessiné du réalisateur Sébastien Laudenbach, qui illustre des bribes de sa vie entre octobre 1996 et mars 1997. Le jeune homme romantique mais timide rencontre plusieurs femmes (Anne, Dorothée ou Lise), achève une relation amoureuse et en commence une autre. D’autres événements rythment la vie du réalisateur : des fêtes d’anniversaire, des grèves, des jours de pluie ou de soleil…
Adidjan, République de Côte d’Ivoire, 1965. De nombreux jeunes villageois, venus chercher du travail à la ville, se retrouvent dans le quartier populaire de Treichville. Ils se réunissent dans des « goumbés », des associations culturelles qui leur permettent de retrouver le lien social et la solidarité qui existait dans leurs campagnes. La Goumbé des jeunes noceurs, nouvellement crée, organise une grande fête, avec des chants et des danses modernes dans la rue.
Théo, un jeune chômeur se rend dans une agence d’intérim pour faire du déménagement. Il est envoyé en banlieue parisienne avec Jean-Pierre pour vider un appartement. Arrivés sur place, les deux déménageurs rencontrent la police et une huissière : ils sont là pour effectuer une expulsion locative et prendre les meubles d’une famille pauvre qui sera mise à la rue.
Sous ses dehors mélancoliques, son animation et sa musique un brin datées, L’invité est un court métrage passionnant théorisant mine de rien le procédé de la stop-motion et nous éclairant aussi sur la magie toujours renouvelée à nos yeux de l’animation de marionnettes image par image. En jouant d’espaces indécidables, en levant le voile, au détour d’un décor, sur la table de travail de l’animateur, le regretté Guy Jacques (dont ce fut le seul film d’animation) mettait en abyme le geste patient, minutieux et solitaire de l’artisan-cinéaste.
Ce premier court métrage de Martin Rit (aujourd’hui chef opérateur pour Guillaume Brac et quelques autres) est – littéralement – un film sur l’acteur Serge Riaboukine, sur sa présence massive et sa douceur paradoxale (alliage le rapprochant souvent, à nos yeux, d’un certain Gérard Depardieu). Il y est un personnage terne, en déficit d’incarnation, auquel une lubie soudaine (apprendre à jouer de la guitare) va donner consistance. L’aller/retour fécond entre le personnage à incarner, une chanson et des gestes à apprendre, ne cesse de troubler les frontières entre le comédien (son travail de composition) et son personnage. C’est aussi un très beau film sur l’apprentissage de la musique, sur la découverte d’une passion et/ou d’une compétence, faisant résonner de manière inédite la bien connue Lætitia de Serge Gainsbourg.
Le premier court métrage de Lorenzo Recio est aussi le seul film d’animation de cet inlassable arpenteur des territoires de l’imaginaire, de la fable et du fantastique depuis 25 ans. Ce petit classique du cinéma d’animation en est d’autant plus précieux dans sa manière baroque de revisiter, dans une orgie de couleurs et de pastels, le mythe du Minotaure au prisme dyonisiaque du désir, de l’ivresse et de la violence.
Marie-France et Véronique sont élèves de seconde dans le XVIe arrondissement de Paris. Les deux jeunes filles viennent du même milieu bourgeois mais ont des caractères opposés. Après les cours, elles se rendent sur les Champs-Elysées pour rencontrer des garçons. Martie-France, timide, n’apprécie pas de se faire draguer, alors que Véronique prend le risque d’aller à une boum. Leurs expériences amènent les deux adolescentes à développer une vision différente de la vie.
Le réalisateur Alain Cavalier décrit le processus de création de son prochain film, qui sera consacré aux derniers mois de la vie de sainte Thérèse de Lisieux. Tout part d’une feuille blanche, sur laquelle le réalisateur écrira le texte de scénario, dessinera les plans qu’il a en tête. C’est une étape difficile, durant laquelle le cinéaste est rempli de doutes. Cette « lettre » dure douze minutes, c’est la durée d’un chargeur de caméra. Il n’y a pas de montage, seulement des images qui se suivent dans l’ordre dans lequel elles ont été tournées.