1941

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Comédie - 1980 - Etats-Unis - 115 MIN - Tous publics
Alors que l'Amérique a encore du mal à se remettre de l'attaque de Pearl Harbour par l'armée japonais quelques jours auparavant, en 1941, un sous-marin nippon fait surface au large de Los Angeles et menace d'attaquer Hollywood. Dès la nouvelle rendue publique, l'hystérie gagne la population, tandis que l'armée américaine, aidés de civils courageux tentent d'organiser la défense. Durant les folles 24h qui suivent, une foule de personnages tous plus excentriques les uns que les autres se succèdent à l'écran, dans la confusion la plus générale et l'absurdité la plus totale.

Réalisé par

6.1 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Jacky Goldberg
Jacky Goldberg
CHRONIQUEUR
Cinquième film de Steven Spielberg, 1941 est une comédie loufoque et parodique située à Los Angeles pendant la seconde guerre mondiale. Sorti en 1979, soit 4 ans après les Dents de la mer et 2 après La rencontre du 3e type, 1941 a la réputation d’être le premier flop dans la carrière d’un réalisateur qui en compte peu dans sa carrière. Cette réputation est pourtant exagérée, puisque si le film ne fut commercialement à la hauteur de ses prédécesseurs, ni de ses colossaux successeurs (ET et Indiana Jones), il n’en demeure pas moins une valeur solide du box office de l’année 1979. Si 1941 est à part dans la filmographie de Spielberg, c’est  aussi, sans doute, parce qu’il s’agit de sa seule vraie comédie, sous l’influence de slapsticks comme Hellzapoppin ou les cartoons de Tex Avery.

Wonder boy à qui tout semble réussir, le réalisateur des Dents de la mer a 32 ans lorsque le scénario de 1941 atterrit entre ses mains toutes moites d’excitation. Celui-ci, particulièrement dense et fouillis, a été écrit par Robert Zemeckis et Bob Gale, sur commande d’un autre scénariste, qui joue ici le rôle de producteur, John Milius. Encore peu, voire pas du tout connus à l’époque, ces trois-là vont pourtant devenir des emblèmes du cinéma hollywoodien des années 80. En effet Zemeckis réalise en 1985 Retour vers le futur, sur un scénario de Bob Gale et sous pavillon Amblin, la société de production créée par Spielberg. John Milius, quant à lui, est une espèce de hippie réactionnaire plus ou moins fou, célèbre pour avoir scénarisé Apocalypse Now de Coppola et réalisé Conan le barbare en 1982 ou encore l’Aube rouge en 84.

Outre cette bande de gamins attardés censés être en osmose avec les goûts du public, les cadres d’Universal  qui produisaient le film, tablèrent sur un énorme casting pour assurer leur retour sur investissement. Ecrit comme un film choral, où des personnages peuvent apparaître et disparaitre facilement, 1941 est ainsi une auberge espagnole où se presse le tout Hollywood. On y retrouve des stars du Saturday Night Live comme Dan Aykroyd ou John Belushi (dans le rôle du mythique Wild Bill Kelso), des jeunes premiers venus faire de la figuration comme Mickey Rourke ou James Caan, et des figures de la cinéphilie comme autant de clins d’oeil à des maîtres vénérés, comme Toshiro Mifune (l’acteur fétiche de Kurosawa), Christopher Lee (le comte Dracula de la Hammer) ou Slim Pickens reprenant son personnage du Dr Folamour. A noter que John Wayne refusa le rôle du général Stillwell, finalement échu à Robert Stack. La légende raconte que, enthousiasmé par les précédents films de Spielberg, le légendaire cowboy appela ce dernier après la lecture du scénario et lui dit, furieux : “Jeune homme, je croyais que vous étiez un patriote”.
Contexte

Steven Spielberg

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