Bande Annonce de A BOUT DE COURSEDécouvrez la bande Annonce de A BOUT DE COURSE sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/2216/fond/2216_w_500.jpg
Sidney Lumet
Christine LahtiJudd HirschMartha PlimptonRiver PhoenixAugusta DabneyEd CrowleyJonas AbryL.m. Kit CarsonSteven HillDavid MarguliesLynne ThigpenMarcia Jean Kurtz

A BOUT DE COURSE

112 mn

Note de SensCritique :

7.8 / 10
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Réalisateur : Sidney Lumet.

Casting : Christine Lahti, Judd Hirsch, Martha Plimpton, River Phoenix, Augusta Dabney, Ed Crowley, Jonas Abry, L.m. Kit Carson, Steven Hill, David Margulies, Lynne Thigpen. Marcia Jean Kurtz

Synopsis : Pour avoir provoqué la mort d’un homme lors d’une action de protestation contre la guerre du Vietnam, un couple est contraint à la clandestinité et à de nombreux déménagements. Ce qui ne les empêche pas d’élever leurs deux garçons. Mais l’aîné rencontre une jeune fille, un amour naît. Qui apparaît rapidement contradictoire avec la nécessité du secret. D’autant que le jeune homme laisse entrevoir ses dons pour le piano, ce qui attire l’attention de ses professeurs. La tentation est grande de forcer le jeune homme à rentrer dans le rang pour la tranquillité de la famille. Mais c’est finalement une autre option qui triomphe : le jeune homme poura voler de ses propres ailes, aimer qui il veut et ne plus porter le poids des erreurs de jeunesse de ses parents…

Scénario : Naomi Foner.
Musique : Tony Mottola.
Pays : Etats-Unis d'Amérique
Tags : Drame, L'Amérique du milieu, En fuite, Films sur l'école, Enquêtes Policières, Politique / Histoire, PLUS D'ACTION, PLUS D'ACTION.

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A bout de course est le titre français du film. Un titre honnête mais qui ne traduit pas toute la subtilité du titre original. Car Running on empty est plus qu’une expression, c’est un concept. A l’origine, cela signifie que l’on roule avec si peu d’essence dans le réservoir que l’on risque à tout moment de tomber en carafe. La métaphore est belle, qui peut servir en toutes circonstances. C’est notamment le cas de la famille Pope, avec laquelle nous allons vivre près de deux heures.
Pour avoir plastiqué une usine de napalm pendant la guerre du Vietnam par idéal pacifiste, Annie et Arthur doivent vivre dans la clandestinité. Car l’attentat a causé la mort d’un vigile et le FBI les traque sans relâche. Ce qui oblige les Pope à changer de nom, d’identité et de lieu de résidence très régulièrement. Une sorte de bohême forcée dont tout le monde a épuisé les charmes depuis belle lurette. Surtout Danny, le fils aîné, qui arrive à un âge où il n’est pas aberrant de vouloir faire des projets et de tisser des liens affectifs hors de la famille… Les bases étant posées, il aurait été facile de sombrer dans le mélo. Mais rien n’est plus étranger à Sidney Lumet qui, quelle que soit sa sympathie pour ses personnages, ne manque jamais de lucidité à leur endroit. Le film ne joue pas non plus la carte du suspense, et la question de savoir si la police va finalement arriver à ses fins se révèle assez vite secondaire. Ce qui intéresse Lumet et sa coscénariste, c’est la façon dont les fuyards ont su se construire une vie alternative parvenant à concilier le respect de leurs idéaux et les règles élémentaires de sécurité. Ce qui ne va pas toujours dans le même sens. Les personnages ont sans doute conservé un idéal soixante-huitard, mais ce n’est pas le cas du film, qui date de 1988.
Et qui réclame davantage le droit à une certaine sérénité, l’agitation des années soixante et ses flamboyances contestataires paraissant désormais si loin.
Il n’est pas interdit de voir le film également comme une réflexion sur le temps qui passe et sur le vieillissement des idéaux d’une époque dont le souvenir se fane peu à peu. Un très bel hommage en somme, tout en demi-teinte, aux cocus de l’Histoire.

Sidney Lumet n’est pas n’importe quel réalisateur interchangeable d’Hollywood. Aujourd’hui, toujours en activité à plus de 80 ans, c’est même l’un des derniers dinosaures d’une époque révolue, quand le cinéma s’adressait aux hommes et ne misait pas tout sur les effets spéciaux.
Je le reconnais, je suis un peu de mauvaise foi et le cinéma américain produit encore très régulièrement des films de toute beauté. Il n’empêche qu’on peut avoir un peu de nostalgie pour le cinéma d’Elia Kazan, de Jerry Schatzberg ou d’Artur Penn.
Sidney Lumet est sans conteste de cette race-là, qui creuse son sillon depuis plus de cinquante ans avec une constance qui laisse admiratif. Issu de la télévision, féru de théâtre, Lumet a débarqué au cinéma après avoir beaucoup donné sur le petit écran et sur les planches. Ses films en porteront d’ailleurs les stigmates, compte tenu du grand nombre d’adaptations de pièces que compte sa filmo. Mais c’est aussi une façon de dire que l’acteur gardera à tout jamais pour lui un rôle prépondérant, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Ayant commencé par un chef d’œuvre, le fameux Douze hommes en colère, Lumet ne se lassera jamais de mettre en lumière ce qui est pour lui capital, le combat de l’homme pour une meilleure connaissance de soi face à un monde hostile. La définition sied à merveille à A bout de course. Sans être à proprement parler un militant, Lumet ne s’est jamais lassé de dénoncer les univers totalitaires, fonctionnant en vase clos, qu’il s’agisse de l’armée, La Colline des hommes perdus, des politiques, Point limite, des médias, Network, de la justice, The verdict, ou de la police, Serpico. La liste n’est pas exhaustive, tant s’en faut. Il fait naturellement partie de ces intellectuels progressistes qui ont accompagné les mutations de l’Amérique, perdant bien des illusions au passage. C’est en cela qu’il n’est jamais très loin de la famille Pope, qu’il se plaît à dépeindre.
A bout de course ne serait que ce tableau sensible et désabusé d’une époque, ce serait déjà un grand film. Mais il possède un autre atout, celui de nous montrer River Phoenix dans l’un de ses meilleurs rôles. Nous sommes en 1988 : le comédien n’a que 18 ans, mais il ne lui reste que 5 ans à vivre. Il mourra d’ailleurs le même jour que Federico Fellini. Son personnage, romantique à souhait, et sa mort prématurée font de lui un nouveau James Dean pour toute une génération. Qui se souvient de lui dans Stand by me, Mosquito coast, Indiana Jones ou la dernière croisade, où il incarne l’homme au fouet jeune ou My own private Idaho.
Quand on le voit dans A bout de course, au milieu de cette famille qui ne peut se mêler aux autres, il revient à l’esprit que le jeune comédien ne devait pas être trop dépaysé, ayant été élevé lui-même par des parents vivant hors des sentiers battus. Ils appartenaient en effet à une secte religieuse, les Enfants de Dieu, et vénéraient la nature. C’est pourquoi leurs enfants se nomment Pluie, Eté ou Liberté. Et Joaquin, celui qui nous a bouleversés dans plusieurs films dont Two lovers, se prénommait à l’origine Feuille. Quant à River, Rivière, né dans l’Orégon dans une cabane en rondins, son mode de vie conservera des traces de cette éducation peu commune. Pacifiste, végétarien, défenseur acharné des animaux, refusant de voyager en avion, notre homme aurait en d’autres temps été traité de baba cool. D’autant que la musique revêtait pour lui une importance capitale. Il faisait partie d’un groupe de rock, Aleka’s Attic, dans lequel officiait également sa sœur, Rain. Son deuxième prénom, Jude, est un hommage aux Beatles. Et la chanson Transcending, des Red Hot Chili Peppers lui est dédiée. Tout comme l’intégralité de l’album Monster de REM.
Dans A bout de course, il joue réellement du piano, même si les morceaux ont été réenregistrés par la suite. Sa prestation dans le film a globalement impressionné, tant et si bien qu’il a été nominé à l’Oscar du meilleur acteur de second plan. Mais ce sera Kevin Kline qui le décrochera pour sa prestation dans Un poisson nommé Wanda. Un autre style, on en conviendra.

Cry Me a River

Tous ceux qui pensaient que la carrière de Lumet ne dépassait pas le début des années 80 en seront pour leurs frais, A bout de course est un vrai bon film. L'histoire, très originale, raconte la vie d'un couple d'extrémistes qui, ayant fait exploser une fabrique de Napalm ...

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