Bande Annonce de A GAUCHE EN SORTANT DE L'ASCENSEURDécouvrez la bande Annonce de A GAUCHE EN SORTANT DE L'ASCENSEUR sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/3022/fond/3022_w_500.jpg
Edouard Molinaro
Emmanuelle BéartFanny CottençonPierre RichardRichard BohringerJean-Michel DupuisMichel CretonPierre VernierAlbert SimonoEric BlancMartine Maximin

A GAUCHE EN SORTANT DE L'ASCENSEUR

79 mn

Note de SensCritique :

5.4 / 10
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Réalisateur : Edouard Molinaro.

Casting : Emmanuelle Béart, Fanny Cottençon, Pierre Richard, Richard Bohringer, Jean-Michel Dupuis, Michel Creton, Pierre Vernier, Albert Simono, Eric Blanc. Martine Maximin

Synopsis : Peintre de son état, Yan est amoureux de Florence, une femme mariée. Il obtient un rendez-vous avec la jeune femme sous couvert de lui montrer ses tableaux. Tout irait pour le mieux si l’appartement voisin n’était occupé par un couple au comportement volcanique. Boris et Eva semblent en effet avoir besoin de rompre et de se déchirer pour mieux se retrouver. Et quand Eva se retrouve sur le palier parce que la porte de l’appartement a claqué inopinément, alors qu’elle est presque nue, c’est chez Yan qu’elle trouve refuge. Quitte à provoquer tout à la fois la furie de Boris quand il revient et l’incompréhension de Florence, qui pense qu’Eva est l’amie de Yan…

Scénario : Gérard Lauzier.
Musique : Murray Head.
Pays : France
Tags : Comédie, Des planches sur l'écran, Les distraits, Peintures et dessins, Des ascenseurs.

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C’est en septembre 1986 que L’Amuse-gueule, un vaudeville de Gérard Lauzier, voit le jour au Théâtre du Palais Royal. La mise en scène étant signée Pierre Mondy. Il faut moins de deux ans à Edouard Molinaro pour porter la pièce à l’écran. Il le fait avec la complicité de Lauzier himself, qui signe le scénario et les dialogues.

Le rôle central, celui de Yan, était tenu sur les planches par Daniel Auteuil, que Lauzier avait déjà mis en scène dans Le Garçon d’appartement, qui deviendra une fois porté à l’écran T’empêche tout le monde de dormir. Edouard Molinaro n’avait rien contre Daniel Auteuil, qu’il avait déjà dirigé à trois reprises, de Pour cent briques t’as plus rien à Palace, en passant par L’Amour en douce. Mais c’est pourtant Pierre Richard qui reprend le rôle, le tirant d’autant plus facilement vers le burlesque que sa souplesse corporelle semble sans limites. Aucun des comédiens de la pièce ne fera d’ailleurs partie de l’aventure cinématographique. Les deux aguichantes jeunes femmes dont nous faisons connaissance sous les traits d’Emmanuelle Béart et Fanny Cottençon étaient sur les planches incarnées par Véronique Genest et Yollande Folliot. Comme il se doit, puisque le huis clos et la frénésie ambiante font la part belle au dialogue, le film est très écrit. Et le comique de situation règne en maître. Le film, tout comme la pièce qui l’a précédé, se range de toute évidence dans la mouvance du café-théâtre, qui avait le vent en poupe dans les années 70 et 80 et qui a fait des petits au cinéma. Dont quelques chefs d’œuvre, Le Père Noël est une ordure ou Viens chez moi j’habite chez une copine.

Sans avoir jamais travaillé pour le Splendid ou le Café de la gare, hauts lieux du café-théâtre, Gérard Lauzier n’était pas étranger à ce boulevard dépoussiéré, depuis que ses Tranches de vie, chef d’œuvre de la bande dessinée, y avaient trouvé refuge. Avant d’être également adaptées au cinéma. Lauzier a réalisé six films, étalés sur 17 ans, de T’empêche tout le monde de dormir, en 1982 au Fils du Français, en 1999. Deux d’entre eux sont adaptés de ses bandes dessinées. Car c’est bien sûr comme auteur de BD que notre homme restera dans les annales. Caricaturiste féroce, Lauzier n’avait en effet pas son pareil pour croquer tous les travers, faux-semblants et hypocrisies de ses contemporains. Notamment quand ils se doublaient d’un discours pseudo-libérateur. Difficile de ne pas se reconnaître dans les personnages de Lauzier, même quand ça fait mal. Goscinny, son rédacteur en chef quand il officiait à Pilote (mâtin, quel journal !) avait dit de lui qu’il avait les moyens de provoquer la jalousie des saumons, tant il se plaisait à nager à contre-courant. Lauzier ne niait pas avoir la dent dure. Quitte à ajouter aussitôt qu’il aurait aimé gommer sa férocité naturelle. Ce qu’il a fait en écrivant des scénarios originaux, avant de les mettre en scène. Mon père ce héros est même d’une empathie rare à l’égard de ses personnages. Et on peut en dire autant, presque autant, concernant A gauche en sortant de l’ascenseur...

Quand on voit certains acteurs dans un film, on gagne du temps. Pas besoin de faire les présentations. La fantaisie bondissante de Belmondo ou l’hystérie atrabilaire de de Funès semblent inhérentes à leurs personnages, quels qu’ils soient. Pareil avec Pierre Richard, dont toute la carrière est bâtie sur un personnage unique, ou presque, celui du Distrait, pour reprendre le titre de son premier film derrière (et devant) la caméra. Un distrait d’anthologie, un amoureux à la Peynet, un cœur pur au milieu d’un monde qui perd son humanité. Comme tous les grands burlesques, Pierre Richard a fait vivre ce personnage d’ahuri candide à travers tous ses films, y compris ceux qu’il n’a pas mis en scène, comme Le Grand blond avec une chaussure noire ou La Chèvre. Sans doute l’a-t-il fait évoluer, mais jamais il ne l’a renié.

A gauche en sortant de l’ascenseur est le seul film d’Edouard Molinaro avec Pierre Richard. C’est presque un paradoxe tant la carrière du cinéaste est liée à la comédie. D’Une ravissante idiote, écrin virevoltant pour une Brigitte Bardot au sommet de sa gloire à Pour cent briques t’as plus rien, émanation chaleureuse de l’esprit du café-théâtre, en passant par La Chasse à l’homme, Le Téléphone rose ou L’Emmerdeur, les films de Molinaro n’incitent pas à la neurasthénie. Même si notre homme ne se reconnaît pas tout à fait dans ces comédies efficaces dont il est davantage le maître d’œuvre que l’auteur. Son penchant naturel va davantage vers des œuvres plus mélancoliques, ou plus libertaires. Comme Mon oncle Benjamin, qui sous couvert de chronique historique est une ode à l’amour comme on en fait peu, ou comme L’Ironie du sort, interrogation subtile sur la part du hasard dans le déroulement de l’Histoire. Pour ne rien dire de son œuvre télévisuelle, où notre homme trouve un terrain de liberté, adaptant Stefan Zweig avec une gourmandise qui n’est pas feinte. Mais son chef d’œuvre est sans conteste un film méconnu, La Mort de Belle, film noir gracieux et amer adapté par Jean Anouilh d’un roman de Simenon. Excusez du peu.

Edouard Molinaro a un lien intime avec le théâtre, même s’il lui faut attendre 2011 pour mettre une pièce en scène, à l’âge de 82 ans. En l’occurrence Fume cette cigarette, d’Emmanuel Robert-Espalieu, avec Axelle Lafont et Vincent Desagnat. Mais son amour du théâtre lui a auparavant permis d’adapter de nombreuses pièces, dans des genres très différents au demeurant. Outre A gauche en sortant de l’ascenseur, citons (dans le désordre) Beaumarchais l’insolent, d’après une pièce de Guitry qui ne fut jamais montée, Le Souper, qui rend compte d’une rencontre imaginaire entre Talleyrand et Fouché, La Cage aux folles, qui vit triompher Poiret et Serrault pendant des années avant d’être portée à l’écran de chaque côté de l’Atlantique, et bien sûr Oscar. Sans doute le film le plus fou de de Funès, où la star s’en donne à cœur joie, « comme une mouche dans un bocal » ajoutera Molinaro. Ajoutons pour finir que le cinéaste apparaît de-ci de-là dans certains de ses films. Par exemple dans celui qui nous intéresse ici. On l’aperçoit un court moment à l’image, A gauche, en sortant de l’ascenseur

" A gauche en sortant de l'ascenseur " comédie très sympathique de Édouard Molinaro . C'est l'histoire de Yan ( Pierre Richard ) un artiste peintre qui rêve de séduire une femme nommer Florence ( Fanny Cottençon ) . Il réussit à l'inviter chez lui pour un rendez vous ...

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7
chris46
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