A MON AGE JE ME CACHE ENCORE POUR FUMER

Bientôt disponible
Dispo. le 01/10/2020
Parce que la réalisatrice a été contrainte politiquement de s'exiler en France
Drame - 2017 - Algérie|France|Grèce - 86 MIN - Tous publics
Fatiguée de son mari paresseux et violent, Fatima s'accorde quelques instants de quiétude avant de rouvrir son hammam. Alors qu'elle fume en cachette, une jeune fille surgit en pleurs. C'est Myriam. Elle lui explique qu'elle est tombée enceinte et que son frère, « déshonoré », menace de la tuer...

Réalisé par

7.2 / 10
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Les avis surSens Critique
Denis Parent
Denis Parent
CHRONIQUEUR

Les mecs ce n’est pas parce que vous allez voir un film de hammam qu’il faut jouer les voyeurs. C’est d’ailleurs le paradoxe cinématographique de « A mon âge je me cache encore pour fumer » sorti en 2017. Une femme franco-algérienne y montre les conversations secrètes de ses consœurs dans un lieu fermé qui leur garantie la discrétion.

C’est le premier film de Rayhana Obermeyer et il est basé sur un formidable hors-champ. Celui que les femmes racontent : la ville, la famille, le pays, la répression. Un huis clos sur les corps, l’hygiène, la purification mentale.

Le patriarcat et singulièrement le patriarcat traditionnel et religieux y est omniprésent et critiqué avec juste ce qu’il faut d’effroi et d’audace. Parmi ces dames, en tête d’affiche, la remarquable Hiam Habas  entourée de trois générations de femmes, nées de part et d’autres de la Méditerranée. Regardez, et n’ayez pas vos vapeurs.

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Le contexte

Hiam Abbass

Un film de huis clos féminin, mais dans sa version occidentale: les aléas de la vie vus dans un salon de beauté où les clientes viennent chercher une gratification personnelle. Une comédie quelque peu amère sur l'envie de beauté et la représentation de soi dans une société qui voue un culte à la beauté.

Rayhana Obermeyer

Une autre facette de la condition féminine au Maghreb avec ce film scandaleux (qui valut l'exil à son interprète principale Loubna Abidar) évoquant la prostitution des jeunes filles avec des clients fortunés venus de la péninsule arabique. Et, bien sûr, l'hypocrisie d'une société marocaine qui les persécute.

LA SOURCE DES FEMMES DE RADU MIHAILEANU (2011)

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