A MOST VIOLENT YEAR

À partir de 2.99 €
Une plongée virtuose dans la Grande Pomme du début des années 1980.
Policier / Suspense - 2014 - Etats-Unis - 125 MIN - VM - Tous publics

En 1981, Abel Morales, chef d’entreprise d’origine hispanique, dirige une petite firme de livraison de fuel avec l’aide de son épouse Anna, fille du précédent propriétaire. Il rêve de réussir dans la légalité sans jamais avoir à se salir les mains mais les choses ne sont pas si simples dans le New York des années 1980 où la corruption règne…

 

Réalisé par

6.8 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Caroline Vié
Caroline Vié
CHRONIQUEUR

J.C. Chandor a frappé très fort dès son premier film, le thriller financier Margin Call qui fut cité à l’Oscar. Il a ensuite enchaîné avec All is lost où Robert Redford devait lutter seul contre les éléments à bord d’un voilier naufragé. A most violent year est son troisième film, toujours produit par Anna Gerb et Neal Dodson. Le réalisateur a souhaité décrire un personnage typiquement américain qui croit dans son pays et dans le fait que sa contrée a pour mission de faire régner la démocratie dans le monde entier.

Faire revivre le New York de 1981 n’était pas une mince affaire car la ville était alors en pleine décadence. Le chef décorateur Jeff Goldsmith a consulté des photos d’époque en se concentrant sur les clichés d’artistes comme Dinanda Nooney ou Carl Burton. Les catalogues de nombreux grands magasins lui ont aussi été précieux pour retrouver l’atmosphère de l’époque. C’est ensuite dans les zones industrielles de la Grosse Pomme que l’équipe de tournage a décidé de planter ses caméras. La chef-costumière Kasia Walicka-Maimone a été mise à contribution pour donner au spectateur l’impression de voyager dans le temps. Elle a privilégié tissus voyants et vestes à revers imposants pour les tenues des héros.

Le film a été tourné en quarante jours dans le Bronx, le Queen’s, Staten Island, Long Island et Westchester. J.C. Chandor avait d’abord pensé filmer en plein été afin d’insister sur la violence qui habite des personnages écrasés par la chaleur. Contraint de reporter ses prises de vues en hiver, il a dû affronter des tempêtes de neige et des températures polaires. Il est tombé près de 60 mètres de neige sur la ville en trois mois tandis que l’équipe tentait de trouver des solutions pour se protéger du froid. Le réalisateur a cependant fini par admettre que ces conditions extrêmes avaient eu un impact positif sur le film en renforçant l’impression d’isolement des héros.

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