A PERFECT DAY : UN JOUR COMME UN AUTRE

Bientôt disponible
A l'heure du politiquement correct, un peu d'ironie mordante ne nuit pas
Guerre / Western - 2016 - Espagne - 106 MIN - Tous publics
Un groupe d'humanitaires déambule à travers la Bosnie alors que la paix tarde à être effective. Deux missions, a priori faciles, vont mobiliser l'énergie des uns des autres. La première consiste à retirer un cadavre d'un puits, afin de permettre à la population d'un village d'avoir accès à l'eau. Mais il faut trouver une corde, ce qui n'est pas simple. Et trouver par ailleurs le moyen de contourner des règlements militaires pour le moins absurdes. La seconde mission est de permettre à un gamin de retrouver son grand-père, ses parents ayant été assassinés par des miliciens... Les différents membres de la mission n'ont pas tous les mêmes objectifs ni la même motivation...
7 / 10
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Les avis surSens Critique
Yves Alion
Yves Alion
CHRONIQUEUR

La première qualité de A perfect day signé Fernando Leon de Aranoa avec Tim Robbins, Benicio del Toro et Mélanie Thierry est de jongler avec les codes. A la fois road movie, film de guerre, chronique naturaliste et comédie acide, le film nous offre de visiter un pays qui retient son souffle. Plus tout à fait en guerre, mais pas encore en paix. Si l’absurdité des conflits est clairement ciblée, celle des règlements administratifs n’en est pas moins criante.

Film itinérant, A perfect day n’a pas donné lieu à un tournage des plus faciles. Non seulement la régie a dû se plier aux exigences de plateaux multiples, mais nombre de scènes prenant place en altitude, au milieu de nulle part, les contraintes n’étaient pas minces. Mais l’authenticité du film était sans doute à ce prix.

Quelle que soit par ailleurs sa spécificité, A perfect day respecte les principes du road movie. Qui s’emploie à mettre en lumière l’évolution des personnages au fur et à mesure de leur avancement géographique. En ayant bien entendu pris la précaution de constituer un groupe qui soit aussi un microcosme humain suffisamment hétérogène, conflictuel et pittoresque pour retenir notre attention. Les Pieds nickelés humanitaires du film sont de ce point de vue parfaits.

Le contexte

Les deux films ciblent casques bleus et humanitaires intervenant pendant la guerre de Bosnie

Fernando León de Aranoa

Les deux films usent de l'ironie et de la provocation pour dénoncer l'horreur de la guerre

SICARIO

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