Bande Annonce de A SERIOUS MANDécouvrez la bande Annonce de A SERIOUS MAN sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/1875/fond/1875_w_500.jpg
Ethan Coen
Fred MelamedMichael StuhlbargRichard KindSari LennickAaron WolffJessica McmanusPeter BreitmayerBenjy PortnoeDavid KangJack Swiler

A SERIOUS MAN

89 mn

Note de SensCritique :

6.5 / 10
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Réalisateur : Ethan Coen, Joel Cohen.

Casting : Fred Melamed, Michael Stuhlbarg, Richard Kind, Sari Lennick, Aaron Wolff, Jessica Mcmanus, Peter Breitmayer, Benjy Portnoe, David Kang. Jack Swiler

Synopsis : 1967. Larry Gopnik, professeur de physique dans une petite université du Midwest, vient d'apprendre que sa femme Judith allait le quitter. Elle est tombée amoureuse d'une de ses connaissances, le pontifiant Sy Ableman. Ses repères basculent les uns après les autres : ses enfants ne semblent pas se soucier de lui et ses collègues de l’Université ne lui portent qu’une estime mitigée. Il se rapproche alors de la religion pour chercher un sens à la vie. Mais les rabbins qu’il rencontre ne lui sont d’aucun secours. Son désarroi reste entier alors que survient un typhon d’une violence inhabituelle…

Scénario : Ethan Coen, Joel Cohen.
Musique : Carter Burwell.
Pays : Etats-Unis d'Amérique | France | Royaume-Uni
Tags : Drame, Education et enseignement, Comédie, Meilleurs films du 21ème siècle selon la BBC, Meilleurs films du 21ème siècle selon Les Inrocks, Familles américaines, Regards sur la religion, La vie de famille, Religions, religieux.

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La majorité des films des frères Coen peut se rattacher au genre policier, sachant que leurs polars ne ressemblent évidemment à aucun autre. Car les Coen ont une façon bien à eux de nous tirer un sourire dans les moments les plus glauques et inversement de nous faire grincer des dents dans les scènes les plus délirantes.

A serious man ne manque pas à la règle, qui tour à tour se montre inquiétant, drolatique et disons-le un rien mystérieux. Et cette fois-ci poin de polar, A serious man est incontestablement A serious film. Que l’on subodore comme étant le plus personnel, le plus autobiographique des auteurs. Comme leur triste héros, Larry Gopnik, Joel et Ethan Coen sont tous deux nés dans le Minnesota, état rural du Middle West rarement visité par les films hollywoodiens. Comme lui, Joel et Ethan Coen sont juifs. A serious man parle de religion, ou de moins de cette culture juive que leurs films précédents laissaient percevoir en filigrane et qui cette fois-ci s’invite en force. Le film démarre par un court métrage entièrement parlé Yiddish qui n’a a priori rien à voir avec ce qui va suivre, si ce n’est qu’il nous plonge d’emblée tête la première dans une certaine culture juive d’Europe de l’Est. Juif, le personnage de Larry Gopnik l’est assurément, qui cherche auprès des rabbins de la région des réponses à toutes les questions existentielles qu’il se pose depuis que son fils fume du chichon, y compris avant d’aller à sa Bar-mitsva, que sa fille lui vole de l’argent pour se faire refaire le nez, que sa femme veut divorcer pour s’installer avec un crétin sentencieux et que son frère joue les obsédés sexuels dans un état voisin.

Le récit, picaresque, tragi-comique dérangeant, est évidemment truffé de références en tous genres. Woody Allen ne jure que par Bergman, Groucho Marx et le jazz de la Nouvelle Orléans. Les Coen sont ses cadets : ils en pincent quant à eux davantage pour Kafka, Tex Avery et le rock. Mais la démarche est similaire, puisqu’il s’agit de parler de l’absurdité de la vie en mettant les rieurs de son côté.

Les frères de cinéma qui cosignent leurs films sont monnaie courante. Les Taviani, les Dardenne, les Larrieu, les Wachowski, etc. Il en existe même qui travaillent chacun de leur côté, allant jusqu’à se partager le nom de famille, les Mikalkhov-Konchalovski. Mais disons le tout net, quel que soit le talent de tous ces frères, c’est aux frères Coen que va notre admiration. Nous parlons bien des frères Coen puisque depuis The Ladykillers, Ethan ne se contente plus d’être crédité comme scénariste mais bien comme coréalisateur, ce qu’il était bel et bien depuis le début. Au moment de Blood simple.

Car les Coen ont une façon bien à eux de dépeindre l’Amérique, sous un jour à la fois très noir et totalement déconnant. Comme les Marx, comme Woody Allen et tant d’autres comiques juifs américains, ils ont pour religion de tourner en dérision tout ce qu’ils touchent, sachant que l’humour reste bien la politesse du désespoir. Et même si pour la circonstance il est question d’une autre religion, le judaïsme. Il est évident que le film nous propose toute une valise de clés sensées ouvrir les portes de leurs références, tout en sachant que les cinéphiles ne sont pas tous des serruriers de l’âme, et qu’au fond cela n’a pas une importance vitale. Les plaies d’Egypte (ou plus précisément du Minnesota) qui s’abattent sur la tête de ce pauvre Larry Gopnik, et dont la dernière, un menaçant typhon, n’est pas la moindre, nous ramènent de toute évidence à la Bible, Larry étant pour la circonstance un frère en déchéance de ce pauvre Job. Les plus férus dans les Ecritures saintes ajouteront que si Larry aperçoit sa voisine nue dans son jardin alors qu’il était monté sur le toit, c’est en fait pour rendre hommage au roi David qui lui n’était pas insensible aux appas de Betsabée. Il semblerait même que si notre homme dit ne pas vouloir écouter Abraxas, en l’occurrence le second album de Santana, c’est parce qu’il s’agit d’un autre nom de Dieu. Mais je ne suis pas spécialiste. En revanche, qu’il me soit permis de faire remarquer que l’action se déroule en 1967 et que cet album de Santana date de 1970, tout comme Cosmo’s Factory, de Creedence Clearwarter Revival, auquel il est également fait allusion. Rien à redire en revanche sur la musique de Jefferson Airplane, qui irrigue le film et dont les stridences lysergiques marquent leur époque au fer rouge. Le rabbin dit son admiration pour le groupe, dont il cite tous les membres. Ou presque. Il oublie notamment Jack Cassady, le génial bassiste… Un oubli ici réparé. Passons.

Tourné en 44 jours (à l’échelle hollywoodienne, ce n’est rien), ce film éminemment à part ne nous permet pas de croiser les acteurs habituellement aperçus dans les films des Coen, à commencer par Frances McDormand, qui à la ville est également l’épouse de Joel. Michael Stuhlbarg, un acteur abonné aux planches de Broadway mais dont la notoriété n’a pas traversé l’Atlantique, est quant à lui impayable. Tout comme le typhon qui clôt le film et dont le modèle est resté dans toutes les mémoires locales depuis le jour funeste où il a ravagé la région, le 6 mai 1965. Certains diront qu’il faut nécessairement être croyant pour apprécier le film. C’est évidemment faux, tout le monde ayant la capacité de juger du chaos irrationnel du monde, auquel ni Dieu ni Jéhovah ni même Jefferson Airplane ne peuvent rien.

Le cantique des quantiques

Après le plus que mitigé Burn after Reading, les frères Coen reviennent agréablement à leurs origines et revisitent le mythe de Job. Ce film raconte les mésaventures de Larry Gopnik, professeur de physique quantique qui se retrouve mêlé à de multiples désagréments. ...

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7
Torpenn

Why so serious ?

Dés les premières minutes d'A Serious Man, les frères Coen développent un univers délirant, mélange de tradition (l'introduction en apologue sans morale), de révolution culturelle et de rock psychédélique. En grands philosophes du malheur, ils poursuivent leur réflexion ...

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obben

Joliment décoennant (autoportrait ?)

Question clé : est-ce vraiment un film des Coen ? Le thème, presque trop personnel (alors qu'ils ne parlent jamais d'eux-mêmes), le casting, très différent de leurs autres films, des préoccupations apparemment inhabituelles (entre mathématiques, religion et tradition) ... ...

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pphf
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