Bande Annonce de ALLONS Z'ENFANTSDécouvrez la bande Annonce de ALLONS Z'ENFANTS sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/2839/fond/2839_w_500.jpg
Yves Boisset
Jean CarmetJean-François StéveninJean-Pierre AumontLucas BelvauxDaniel MesguicheJacques DebaryJacques DenisJean Claude DreyfusJean-Marc ThibaultJean-Pierre KalfonRober IbanezSerge MoatiBernard FlochJean-Paul Dubois

ALLONS Z'ENFANTS

115 mn

Note de SensCritique :

6.8 / 10
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Réalisateur : Yves Boisset.

Casting : Jean Carmet, Jean-François Stévenin, Jean-Pierre Aumont, Lucas Belvaux, Daniel Mesguiche, Jacques Debary, Jacques Denis, Jean Claude Dreyfus, Jean-Marc Thibault, Jean-Pierre Kalfon, Rober Ibanez, Serge Moati, Bernard Floch. Jean-Paul Dubois

Synopsis : Simon Chalumot, fils d'un adjudant de carrière, est contraint, par celui-ci, de devenir enfant de troupe. C’est ainsi qu’il intègre une école militaire à la stricte discipline où son antimilitarisme l’oppose à ses camarades et à ses supérieurs qui le briment et l’humilient constamment. Plus attiré par la littérature et le cinéma que par le maniement des armes, Simon rêve de faire le mur, d’une façon ou d’une autre...

Scénario : Jacques Kirsner, Yves Boisset.
Musique : Philippe Sarde.
Pays : France
Tags : Drame, Sales gamins, Une jeunesse difficile, Armée et militaires.

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Yves Boisset a 42 ans en mars 1981, lorsque sort sur les écran français Allons z’enfants, son 13e long métrage. Habitué aux sujets difficiles, souvenez-vous de l’affaire Ben Barka avec l'Attentat, de la guerre d'Algérie avec R.A.S., du racisme au quotidien avec Dupont Lajoie ou encore des liaisons dangereuses pègre/police avec le Juge Fayard, dit le Shérif, Boisset eut beaucoup de mal à faire ce film, tant la jeunesse volée et le destin tragique de cet enfant de troupe malgré lui, demeuraient encore, dans la France des années 1960-1970, un sujet tabou.

Pour incarner le jeune Simon Chalumot, son pauvre héros, matricule 2.154, Yves Boisset cherchera longuement et rencontrera beaucoup d’acteurs en herbe, jusqu’au jour où il fera la connaissance d’un apprenti comédien belge de 20 ans, récemment arrivé à Paris, un nommé Lucas Belvaux, futur interprète de Claude Chabrol, Jacques Rivette, Olivier Assayas ou encore Chantal Akerman et qui deviendra, lui-même, un réalisateur de talent que le jury du Prix Louis Delluc récompensera en 2005 pour son époustouflante trilogie Un couple épatant, Cavale et Après la vie.

Face à ce débutant, et parmi une imposante distribution, impossible à citer intégralement, vous allez retrouver Jean Carmet – ex-Dupont Lajoie – en effrayant papa-adjudant et Jean-Marc Thibault en cafetier lozérien et antimilitariste, ainsi que, dans des rôles de militaires plus ou moins gradés et plus ou moins bornés : Jean-François Stévenin, Jean-Pierre Aumont, Jean-Claude Dreyfus, Daniel Mesguich ou encore Jean-Pierre Kalfon. Parmi les enfants de troupe qui partagent le quotidien de Chalumot, vous reconnaîtrez Riton Liebman, l’adolescent qui avait redonné le goût de vivre à Carole Laure dans Préparez vos mouchoirs de Bertrand Blier, ainsi qu’Alexandre Sterling, le premier amour de Vic, alias Sophie Marceau, dans la Boum, de Claude Pinoteau, sorti un an plus tôt.
Enfin, en velléitaire prof de français, vous reconnaîtrez Serge Moati, celui-là même qui, deux mois seulement après la sortie du film, mettra en scène François Mitterrand, le tout nouveau président de la République française, dans sa fameuse visite au Panthéon.

Avant d’être un film, Allons z’enfants fut un livre, paru en 1952 et dans lequel son auteur, l’écrivain, journaliste et futur verbicruciste du magazine l’Express, Yves Gibeau, racontait sa propre enfance, gâchée par la volonté d’un père obstiné – et, par ailleurs, adjudant de carrière – pressé de le voir intégrer une école militaire, à l’âge où l’école communale semble, parfois, quelque peu rébarbative. C’est son expérience de gamin en uniforme, constamment brimé, humilié et battu que racontait ce livre, vendu à plus de trois cent mille exemplaires et, évidemment, immédiatement interdit dans toutes les casernes de France et de Navarre. René Fallet écrira dans les colonnes du Canard enchaîné : "Vous connaîtrez de suprêmes extases, de voluptueux frissons, voire des spasmes de joie en lisant Allons z'enfants."

Comme son héros, Yves Gibeau, était un antimilitariste convaincu, aimant à rappeler la saillie de l’historien américain Lewis Mumford, « Heureusement pour l'humanité, l'armée a généralement été le refuge des esprits de troisième ordre. » Mais il était aussi un cinéphile acharné, ayant découvert le cinématographe avec d’inoubliables chefs-d’œuvre, du genre Titi, premier roi des gosses, un film muet de René Leprince, vu à 10 ans, le fameux Miracle des loups de Raymond Bernard, découvert dans un cinéma du Perreux, dans le banlieue parisienne, ou encore Jim le harponneur, une version de Moby Dick menée par John Barrymore et Dolores Costello. Abandonnant l’idée de devenir cinéaste, lui-même, Yves Gibeau parvint, un temps, à squatter une pièce de la cinémathèque française d’Henri Langlois, encore basée avenue de Messine, afin d’y rédiger une volumineuse encyclopédie du cinéma. Le projet fut rapidement abandonné et c’est, finalement, l’écriture de romans, souvent autobiographiques, qui occupa les journées de l’écrivain, avant que le cinéma ne revienne à lui, en la personne d’Yves Boisset. Leur rencontre fut fructueuse, le romancier ne tarissant pas d’éloges sur le travail du cinéaste.

Celui-ci avait lu le livre de Gibeau lorsqu’il avait une quinzaine d’années et avait immédiatement pensé en faire un film. Il lui fallut attendre plus de vingt-cinq ans pour voir son rêve se réaliser, grâce au soutien du producteur Alain Sarde et du comédien Jean Carmet, qui accepta de mettre son cachet en participation. De plus, le film n’aurait, sans doute, jamais été tourné, si le cinéaste n’avait pas fait la connaissance de Francis Ampe, maire rocardien de Chambéry, lui-même ancien objecteur de conscience, qui accepta de mettre à sa disposition des bâtiments militaires récemment acquis par sa commune. On imagine, en effet, assez mal, l’armée française autoriser le tournage d’un tel film dans ses propres locaux ! Enfin, sachez que Boris Vian, voisin de palier d’Yves Gibeau, écrivit la fameuse chanson du Déserteur, en pensant au héros d’Allons z’enfants.

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