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Michel Spinosa
Anne ConsignyGeneviève MnichGilbert MelkiIsabelle CarréPascal BongardDelphine ZinggEric SavinFrancis RenaudGaëlle BonaSamir GuesmiGeordy MonfilsJulie BrochenLaurence Marques

ANNA M.

102 mn

Note de SensCritique :

6.5 / 10
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Réalisateur : Michel Spinosa.

Casting : Anne Consigny, Geneviève Mnich, Gilbert Melki, Isabelle Carré, Pascal Bongard, Delphine Zingg, Eric Savin, Francis Renaud, Gaëlle Bona, Samir Guesmi, Geordy Monfils, Julie Brochen. Laurence Marques

Synopsis : Anna M. est dépressive. Elle rate son suicide et s'en sort avec une cicatrice à la jambe et de la rééducation. Les gestes prévenants et professionnels du docteur Zanevsky vont éveiller en elle une pathologie que les psychiatres ont baptisé "érotomanie". Persuadée que le bon docteur est amoureux d'elle, Anna va le harceler, l'épier, envahir sa vie privée et vivre les différents stades d'une maladie rare et terrifiante. Le Docteur Zanevsky, quant à lui, tentera de protéger sa famille et ne comptera que sur lui, face à l'incompréhension de la police.

Scénario : Michel Spinosa.
Tags : Drame, Médecins et chirurgiens.

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Anna restaure des manuscrits anciens à la Bibliothèque nationale. Vivant seule avec sa mère, dépressive, elle tente de se suicider en se jetant contre une voiture. La scène suivante révèle une longue cicatrice sur la jambe. Le séduisant docteur Zanevsky, prévenant, est satisfait de la rééducation et lui fixe un rendez-vous pour une visite de contrôle. Il n’en faut pas davantage pour qu’Anna se persuade de son amour passionnel pour elle. Elle commence à fantasmer et à envahir le quotidien du médecin, marié et père de famille. Comprenant l’obsession de cette femme, il tente vainement de la raisonner, puis de se protéger. Elle le harcèle, déploie toutes sortes de stratégies, dévorée bientôt par sa folie.

Réalisé en 2006, Anna M. est le troisième long métrage de Michel Spinosa, après Emmène-moi et La Parenthèse enchantée. S’ouvrant sur le plan d’une trousse d’outils de restauration, son film est la minutieuse dissection d’une folie rare et terrifiante. On songe à la première réalisation de Clint Eastwood, Un frisson dans la nuit, ou encore à Liaison fatale d’Adrian Lyne, mais Spinosa se place du point de vue du personnage féminin, rythmant son film selon la progression clinique de sa pathologie : l’érotomanie, telle que décrite en 1921 par le psychiatre Gaétan Gatian de Clérembault. D’abord le postulat, ou l’illumination : Anna pense que le docteur Zanevsky l’aime en secret. Suit une phase d’espoir au cours de laquelle Anna pense qu’il va finir par lui avouer son amour. Puis une phase de dépit : Anna le harcèle, passe à des accès de violence et tombe en dépression. Enfin une phase de haine.

Dans ces différentes étapes, aussi spectaculaires les unes que les autres, Isabelle Carré est remarquable de justesse. Presque de chaque plan, elle nous accompagne dans cette folie déconcertante, sans jamais chercher les effets outranciers et la performance. En cela, elle suit la mise en scène retenue de Spinosa qui s’autorise seulement quelques abus sonores et stridences appuyées.

Contrairement à d’autres cinéastes qui ont traité l’érotomanie sur le registre noir du thriller, Michel Spinosa montre une empathie certaine pour son personnage et souhaite la préserver. Les phases de dépit et de haine contiennent quelques moments grinçants qui rappelle Le Locataire de Roman Polanski. Les personnages secondaires, filmés du point de vue d’Anna, deviennent des obstacles obtus à sa quête et nourrissent ses délires d’interprétation. Dans l’image finale, Spinosa ne tranche pas, laissant suspendue l’idée qu’Anna, même apaisée, n’est sans doute pas guérie.

En 2006, Isabelle Carré a déjà une belle carrière entamée en 1988 chez Coline Serreau, et a obtenu un César en 2003 pour Se souvenir des belles choses dans lequel elle était atteinte de la maladie d’Alzheimer. Elle s’était déjà confrontée à l’érotomanie, en 2002, dans A la folie… pas du tout, de Laëtitia Colombani, mais dans le rôle de l’épouse de l’homme harcelé. Cette prestation lui vaut d’être nominée pour le César de la meilleure actrice en 2008.

Michel Spinosa mettra plus de 8 ans à réaliser un nouveau film, Son épouse, confirmant son intérêt pour les personnages féminins en proie aux troubles mentaux.

Ce film m' a confirmé le talent de cette actrice que je suis depuis quelques mois maintenant: Isabelle Carré, merveilleuse jusque dans la folie, jamais fausse, toujours envoûtante bref une actrice qui pourrait en réconcilier plus d'un avec le cinéma français trop souvent ...

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7
eloch

Le film vaut la peine d'être vu rien que pour l'interprétation intense d'Isabelle Carré dans ce rôle de femme hystérique et obsédée. La tension monte crescendo... Après, le film réserve peu de surprises, c'est assez linéaire et quelques moments de lassitude peuvent faire ...

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7
sharghan

Terrorisant

Ce film fait peur... Je crois que j'ai jamais eu aussi peur en fait. Cette femme psychosée est terriblement effrayante. On essaye tout le long du film de la rappeler à la réalité, de NOUS raccrocher à une vérité cartésienne. Horribles sensations ! ...

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8
Khyme
le contexte
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