ARÈS

Bientôt disponible
Les films d'anticipation Made in France sont trop rares pour ne pas célébrer celui-ci
Science-fiction - 2016 - France - 80 MIN - interdit aux moins de 12 ans
Dans un futur proche. La France compte dix millions de chômeurs, de véritables bidonvilles peuplés de miséreux squattent de nombreux quartiers des villes. Le seul exutoire pour la population, résignée à son sort, c'est un show télévisé, sous forme de combats ultraviolents où tous les coups sont permis. Arès vit de petits boulots. Jusqu'au jour où on lui propose de devenir l'un de ces combattants de l'impossible. On ne lui a pas laissé le choix: sa famille a été prise en otage. Il va lui falloir bien du talent pour sauver ceux qu'il aime sans pour autant renoncer à ce à quoi il croit...

Réalisé par

6 / 10
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Yves Alion
Yves Alion
CHRONIQUEUR

En prenant la mesure de la crise économique qui frappait certains pays, à commencer par la Grèce, Jean-Patrick Benès a imaginé qu’à l’horizon 2035, dans moins de vingt ans donc, la France serait ravagée par un chômage de masse, que les rues abriteraient des millions d’indigents et que le seul loisir restant à la population en état de transe serait des combats d’une violence inouïe livrés par des athlètes dopés comme personne. C’est à l’un d’eux que le film s’intéresse…

Arès se situe donc à mi-chemin du film d’action, du polar futuriste et du cauchemar politique. Un lieu cinématographique rarement visité par le cinéma français, on en conviendra. Et Arès est d’autant plus étonnant qu’il est signé par un réalisateur que l’on pensait aux antipodes de ce genre de film, Jean-Patrick Benes ayant auparavant réalisé la très tonique comédie Vilaine, en compagnie d’Allan Mauduit. Un joli succès public suivi par une série télé tout aussi réussie : Kaboul Kitchen. Mais c’est sans son compère que Benes nous revient avec Arès.

Le cinéaste a réussi à obtenir beaucoup avec un budget limité, et les images de son monde de demain sont des plus crédibles. Chapeau aux responsables des effets spéciaux. Mais bravo également aux acteurs, au premier rang desquels nous trouvons Ola Rapace, un acteur suédois entrevu dans Skyfall, un James Bond, et qui pour les besoins du film s’est remis au français et a pris quelques quinze kilos de muscles supplémentaires.

Le contexte

Une autre anti-utopie.

Jean-Patrick Benes

C'est aussi un film d'anticipation qui repose sur des combats ultraviolents.

SECTION ZÉRO