Bande Annonce de ARÈSDécouvrez la bande Annonce de ARÈS sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/10642/fond/10642_w_500.jpg
Jean-Patrick Benes
Eva LallierHélène FillièresMicha LescotOla RapaceThierry HancisseLouis-Do de LencquesaingRuth Vega Fernandez

ARÈS

80 mn
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Réalisateur : Jean-Patrick Benes.

Casting : Eva Lallier, Hélène Fillières, Micha Lescot, Ola Rapace, Thierry Hancisse, Louis-Do de Lencquesaing. Ruth Vega Fernandez

Synopsis : Dans un futur proche. La France compte dix millions de chômeurs, de véritables bidonvilles peuplés de miséreux squattent de nombreux quartiers des villes. Le seul exutoire pour la population, résignée à son sort, c'est un show télévisé, sous forme de combats ultraviolents où tous les coups sont permis. Arès vit de petits boulots. Jusqu'au jour où on lui propose de devenir l'un de ces combattants de l'impossible. On ne lui a pas laissé le choix: sa famille a été prise en otage. Il va lui falloir bien du talent pour sauver ceux qu'il aime sans pour autant renoncer à ce à quoi il croit...

Scénario : Allan Mauduit, Jean-Patrick Benes.
Musique : Alexandra Cortes, Christophe Julien.
Pays : France

Film pas encore disponible

En prenant la mesure de la crise économique qui frappait certains pays, à commencer par la Grèce, Jean-Patrick Benès a imaginé qu’à l’horizon 2035, dans moins de vingt ans donc, la France serait ravagée par un chômage de masse, que les rues abriteraient des millions d’indigents et que le seul loisir restant à la population en état de transe serait des combats d’une violence inouïe livrés par des athlètes dopés comme personne. C’est à l’un d’eux que le film s’intéresse…

Arès se situe donc à mi-chemin du film d’action, du polar futuriste et du cauchemar politique. Un lieu cinématographique rarement visité par le cinéma français, on en conviendra. Et Arès est d’autant plus étonnant qu’il est signé par un réalisateur que l’on pensait aux antipodes de ce genre de film, Jean-Patrick Benes ayant auparavant réalisé la très tonique comédie Vilaine, en compagnie d’Allan Mauduit. Un joli succès public suivi par une série télé tout aussi réussie : Kaboul Kitchen. Mais c’est sans son compère que Benes nous revient avec Arès.

Le cinéaste a réussi à obtenir beaucoup avec un budget limité, et les images de son monde de demain sont des plus crédibles. Chapeau aux responsables des effets spéciaux. Mais bravo également aux acteurs, au premier rang desquels nous trouvons Ola Rapace, un acteur suédois entrevu dans Skyfall, un James Bond, et qui pour les besoins du film s’est remis au français et a pris quelques quinze kilos de muscles supplémentaires.

Lorsque l’on imagine un monde plongé dans le bonheur où tout n’est qu’harmonie, on parle d’utopie. L’inverse s’appelle dystopie. Arès est donc une dystopie. L’aspect purement science-fiction du film est au fond modeste, aucune des évolutions technologiques que le film promet n’est révolutionnaires. C’est en revanche sur le plan social et politique qu’Arès nous plonge dans un monde de cauchemar. Mais le film délire-t-il vraiment ? Comme si la prise du pouvoir par des multinationales bourrées de fric mais sans la moindre éthique, comme si les cohortes de réfugiés et de miséreux, comme si des programmes télé dont le succès était indexé à la bassesse relevaient de la pure imagination. Et pourquoi pas Ubu président des Etats-Unis pendant que l’on y est ?

Mais le film n’est pas pour autant une mise à jour de 1984, la très sombre contre-utopie d’Orwell, car le film navigue en permanence entre deux nécessités, et le film d’action prend régulièrement le relais du film politique. Même si côté références, Benès revendique Les Fils de l’homme, Soleil vert, Rollerball, New York 1997, Blade Runner, ou Mad Max. Autant dire que la barre était haute. Nous ajouterons volontiers pour notre part les films d’Enki Bilal à la liste, même si Benès n’a pas cherché à aller aussi loin dans l’irréalisme que ne l’a fait le signataire d’Immortel. Mais Arès partage avec l’univers de Bilal une même épouvantable froideur, le monde ayant été figé à jamais dans un état de sidération. Mais Bilal est aussi un esthète et force est de reconnaître qu’Arès possède d’indéniables vertus esthétiques.

En dépit de son manque de moyens, le film n’a pas à rougir de la comparaison avec ces blockbusters anglo-saxons. Il se dit que le budget du film serait de quatre millions d’euro, ce qui n’est pas même un budget moyen. Bravo aux producteurs qui ont su rendre crédible le Paris futuriste que nous voyons à l’écran. Les scènes tournées dans d’autres villes du monde, les effets spéciaux sont des plus crédibles et nous ne reconnaissons la ville que parce que les monuments y ont été conservés, parfois sous une forme nouvelle, l’Arc de Triomphe étant par exemple équipé d’écrans géants. Tiens, c’est une idée…

 
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