Bande Annonce de Au revoir les enfants (VERSION RESTAURÉE)Découvrez la bande Annonce de Au revoir les enfants (VERSION RESTAURÉE) sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/7542/fond/7542_w_500.jpg
Louis Malle
Francine RacetteFrançois BerléandGaspard ManessePhilippe Morier-GenoudRaphaël FejtöStanislas Carré de MalbergBenoît HenrietFrançois NégretPascal RivetPeter FitzRichard LeboeufXavier Legrand

Au revoir les enfants (VERSION RESTAURÉE)

102 mn

Note de SensCritique :

7.4 / 10
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Réalisateur : Louis Malle.

Casting : Francine Racette, François Berléand, Gaspard Manesse, Philippe Morier-Genoud, Raphaël Fejtö, Stanislas Carré de Malberg, Benoît Henriet, François Négret, Pascal Rivet, Peter Fitz, Richard Leboeuf. Xavier Legrand

Synopsis : Hiver 1943-1944. Julien quitte sa mère et retourne à l’internat pour entamer le deuxième trimestre. Bientôt, un nouveau venu, que l’on appelle Jean Bonnet, vient briser la monotonie et la rudesse du séjour. Petit à petit Julien se rapproche de lui. Une chasse au trésor qui manque de mal tourner les rend davantage complice encore. Mais un jour Julien découvre le vrai nom de famille de Jean...

Scénario : Louis Malle.
Musique : Camille Saint-Saëns, Franz Schubert.
Pays : France
Tags : Drame.

Film pas encore disponible

En septembre 1987, après douze heures de délibération, le jury de la 44e Mostra de Venise, présidé par Irène Papas, décerna son Lion d’or à Louis Malle pour son 16e long métrage : Au revoir les enfants. Cette première et prestigieuse récompense sera bientôt suivie, notamment, du Prix Louis Delluc et de sept Césars, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur.

Après une longue décennie passée aux Etats-Unis, où il réalisa une dizaine de films dont Atlantic City et La Petite, Louis Malle (55 ans) était donc revenu en France pour ce film qui, comme Lacombe Lucien, tourné juste avant son exil américain, se déroule pendant la sombre période de l’Occupation allemande.

Sorti en France en octobre 1987 – six mois après le début du procès Barbie, trois mois après la première diffusion (sur TF1) de Shoah de Claude Lanzmann et quelques jours avant le « point de détail » de Jean-Marie Le Pen –, Au revoir les enfants fut une réussite critique mais aussi publique, arrivant même en tête des films français de l’année, avec plus de 3.800.000 spectateurs.

« Cette matinée de l’hiver 1944, expliqua Louis Malle à plusieurs reprises, a été la chose la plus choquante et la plus bouleversante qui me soit arrivée dans ma jeunesse. » Pour cette raison, il avait pensé, à la fin des années 1950, en faire le sujet de son premier long métrage. Mais c’était encore trop tôt : « C’était mon secret, expliqua-t-il. Je jugeais impudique de le livrer ». Quoi qu’il en soit, c’est ce terrible événement qui lui donna l’envie de faire du cinéma, ce moyen d’expression qui permet « de regarder le monde [et] de le comprendre », en refusant, ajoutait-il, « l’hypocrisie et les mensonges des adultes, les idées reçues, les stéréotypes, [et] les clichés ».

Pendant la préparation du film, le cinéaste s’était fait la promesse d’abandonner son projet s’il n’était pas absolument certain du choix de ses jeunes acteurs. Et ce fut : Gaspard Manesse (Julien) et Raphaël Fejtö (Jean). Le premier – comédien mais, également, trompettiste – poursuivit, après le film, une carrière musicale, alors que le second s’orienta vers la réalisation. C’est ainsi qu’en 1996, avec son cachet d’Au revoir les enfants, il s’acheta une caméra et tourna un premier court métrage mené par l’un de ses bons copains (de quatre mois son aîné) : Romain Duris. En 2003, toujours avec Duris mais, aussi, avec Clément Sibony et deux jeunes figurantes nommées Zoé Felix et Maïwenn, Raphaël Fejtö réalisa son premier long métrage : Osmose, « chronique sincère et drôle de deux jeunes glandeurs parisiens », résuma les Inrockuptibles !     

Face à ses deux héros, Louis Malle engagea François Berléand (Père Michel), encore peu connu du grand public ; François Négret (Joseph, réincarnation de Lucien Lacombe), un an avant De bruit et de fureur de Jean-Claude Brisseau ; Stanislas Carré de Malberg (le frère de Julien), futur apprenti luthier dans Un cœur en hiver de Claude Sautet et futur scénariste de la Famille Bélier d’Eric Lartigau, et, bien sûr, Irène Jacob (la prof de piano) qui, quatre ans avant la Double vie de Véronique de Krzysztof Kieslowski, faisait ici ses débuts à l’écran. En revanche, la Canadienne Francine Racette (la mère de Julien), que l’on avait déjà aperçue dans Mr Klein de Joseph Losey, abandonnera le cinéma après Au revoir les enfants pour devenir la troisième Madame Donald Sutherland. Quant à Philippe Morier-Genoud (Père Jean, le directeur de l’institution), c’est en psychiatre voulant soigner Fanny Ardant dans la Femme d’à côté de François Truffaut qu’on l’avait découvert six ans plus tôt. Enfin, derrière la caméra cette fois, le poste d’assistant-stagiaire échut à un jeune inconnu de 22 ans, passionné de cinéma, futur acteur et futur réalisateur, un certain Mathieu Amalric !

En 1944, la France est occupée et le régime de Vichy, tout prêt de s'éteindre, continue de colporter "la sale image du juif". Ceux-ci vivant dans la crainte du lendemain sont contraints de se cacher et de changer de nom afin d'avoir une chance de survie. C'est ainsi que Julien, ...

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