BARBE-BLEUE
À partir de 2.99 €
Drame - Allemagne | France - 105 MIN - VF - Tous publics
As de l’aviation, le baron von Sepper a néanmoins été blessé durant la Première guerre mondiale. Il en garde d’horribles cicatrices dissimulées sous une barbe qui contribue à exercer un grand pouvoir de fascination sur les femmes. De son côté, le baron donne facilement son cœur et épouse volontiers ses conquêtes. Mais ses femmes meurent très vite. Jusqu’à ce qu’il se marie avec Anne qui, saoule le soir de ses noces, puis dépressive, tarde à consommer leur union. Un jour, Anne comprend que son mari a tué ses précédentes femmes et lui fait raconter pourquoi et comment.
5.6 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Philippe Rouyer

Philippe Rouyer

CHRONIQUEUR

A ceux qui s’étonneraient de voir Edward Dmytryk, fameux réalisateur de l’âge d’or hollywoodien à la tête de Barbe-Bleue, coproduction entre la France, l’Allemagne et l’Italie au début des années 70, on rappellera le parcours chaotique de ce cinéaste qui fut sur la sinistre liste noire des Dix d’Hollywood à l’époque du maccarthysme. Contraint de s’exiler un temps en Angleterre à l’orée des années 50, le réalisateur des très admirés Adieu ma belle et Feux croisés en 1947, s’est retrouvé par la suite sur des projets bizarres et cosmopolites comme le western Shalako avec Brigitte Bardot en 1968. Pour ce Barbe-Bleue tourné à Rome et à Budapest, il a hérité d’un coréalisateur italien, Luciano Sacripanti. Ce dernier s’est surtout fait connaître comme assistant réalisateur de cinéastes américains venus tourner en Europe, que ce soit Anthony Mann pour Le Cid en 1961 ou Richard Donner pour Ladyhawke, la femme de la nuit en 1985.

Barbe-Bleue n’est pas à proprement parler un film à sketch mais sa structure qui détaille l’histoire de chacune des épouses du protagoniste l’une après l’autre s’en rapproche. Le scénario a été écrit par Maria Pia Fusco à qui l’on doit quelques fleurons de la série Black Emanuelle et par Ennio De Concini, ancien collaborateur de Vittorio De Sica sur Sciuscia qui a par la suite écrit des peplums et le superbe Masque du démon réalisé par Mario Bava. Autrement dit deux spécialistes du cinéma de genre qui n’hésitent pas ici à juxtaposer scènes coquines et imagerie du régime nazi. Il ne faudrait toutefois pas imputer à la fantaisie des auteurs, les libertés prises avec la reconstitution historique. Si les uniformes allemands ne ressemblent pas aux originaux et si les croix gammées dans le film paraissent déformées, c’est sans doute parce qu’en Allemagne, pays coproducteur du film l’utilisation des emblèmes nazis était réglementée.

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