BARRY LYNDON

À partir de 2.99 €
Parce que Marisa Berenson était interdite de soleil par Kubrick des mois avant le tournage
Drame - 1976 - Royaume-Uni - 177 MIN - VM - Tous publics
L'Irlande, au XVIIIème siècle. Amoureux de sa cousine volage, le jeune Redmond Barry défie en duel le prétendant de celle-ci, un officier anglais. Dans sa fuite, il est contraint de s'enrôler dans l'armée britannique pour combattre sur le continent européen. Il croise ensuite la route d'un officier prussien manipulateur, d'un aristocrate flamboyant et de Lady Lyndon, qui devient, dès la mort de son mari, une veuve sublime et surtout fortunée...

Réalisé par

8 / 10
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2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Christophe Narbonne
Christophe Narbonne
CHRONIQUEUR

Généralement considéré, avec 2001, Odyssée de l’espace, comme le chef d’œuvre de Stanley Kubrick, Barry Lyndon connut une genèse agitée. Auréolé du succès, entaché d’une terrible polémique, d’Orange mécanique en 1972, Kubrick est sans conteste, en ce début des années 70, le cinéaste le plus important de sa génération. Tous les gros projets lui parviennent (tel L’Exorciste qu’il refuse, faisant le bonheur et la fortune de William Friedkin) mais lui n’ambitionne qu’une chose : réaliser une biographie de Napoléon. Pour ce faire, il commande un scénario à Andrew Birkin et rassemble lui-même, comme à son habitude, une foule d’informations sur le sujet. Hélas, le projet, pharaonique, capote pour des raisons financières. Son Napoléon ne verra jamais le jour.

Kubrick s’oriente alors vers l’adaptation d’un livre qui lui permettra de recycler une partie des recherches, notamment plastiques, effectuées pour Napoléon. Il choisit « Mémoires de Barry Lyndon, Esquire, par lui-même » de William Makepeace Thackeray. Situé au milieu du XVIIIème siècle, le roman raconte l’irrésistible ascension d’un jeune Irlandais idéaliste, confronté aux horreurs d’un monde en guerre et à sa propre ambition, de plus en plus dévorante. Nous sommes en plein dans la problématique kubrickienne : la résolution impossible du conflit entre les aspirations individuelles, la loi et la morale.

La désignationde Ryan O’Neal dans le rôle-titre a surpris. On sait aujourd’hui que le choix d’un acteur rentable était l’une des conditions préalables exigées par la Warner. Il se trouve que O’Neal, spécialisé dans les mélos tire-larmes (Love story) et dans les comédies populaires (On s’fait la valise docteur ?), était alors au top. C’est donc assez naturellement qu’il hérita du rôle après la défection de Robert Redford, premier choix de Kubrick. Son visage poupin, son allant et sa sensibilité se révélèrent finalement en phase avec le personnage, dont la plongée progressive dans le vice et le sadisme est renforcée par cet angélisme de façade.

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