BRITANNIA HOSPITAL
À partir de 8.99 €
Dans la veine des Monthy Python qui ne sont pas si loin, une satire de tout ce qui bouge et d’où ne sortent indemnes ni les riches, ni les pauvres, ni surtout la médecine.
Comédie - Royaume-Uni - 112 MIN - VF - Tous publics
Alors que le Britannia Hospital s’apprête à fêter son 500e anniversaire, les syndicats décident une grève; ça tombe d’autant plus mal que ce jour-là le professeur Millan doit faire une démonstration de chirurgie en présence de son Altesse Royale. Cette dernière ne peut rentrer qu’en bernant les syndicats. L’opération rate devant l’objectif de la caméra de Mick Travis qui a réussi à entrer dans l’établissement en secret. Démasqué, il va payer le prix fort pour son audace journalistique.

Réalisé par

6.6 / 10
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2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Philippe Rouyer

Philippe Rouyer

CHRONIQUEUR

Avec Britannia Hospital en 1982, le réalisateur anglais Lindsay Anderson propose la troisième partie de sa trilogie consacré au déboulonnage de la société britannique. Chacun des trois films peut bien sûr être vu séparément, mais tous ont été écrits par David Sherwin et sont interprétés par Malcolm McDowell, l’inoubliable Alex d’Orange mécanique qui, dans le rôle de Mick Travis, campe l’éternel rebelle souvent dépassé par l’horreur et le cynisme de la société.

C’est ainsi que dans If…, Palme d’or à Cannes en 1969, il est étudiant dans un collège britannique réservé aux plus riches. Révolté par les châtiments corporels infligés par les surveillants, il prend littéralement les armes avec deux compagnons pour se livrer à un authentique jeu de massacre. Dans Le Meilleur des mondes possibles (1973), il est un représentant de commerce qui se voit tour à tour arrêté comme espion, cobaye de redoutables expériences chirurgicales et dupé par un riche homme d’affaires qui l’envoie en prison. Dans Britannia Hospital enfin, il campe un reporter TV qui compte une fois encore sur son sens de la débrouillardise pour obtenir un scoop. Sauf qu il va être pris à son propre jeu et devra payer à plus cynique que lui le prix de son audace.

Cette dimension révolutionnaire du cinéma de Lindsay Anderson est conforme à son parcours artistique. Avant de débuter dans le long métrage en 1963 avec Le Prix d’un homme, il avait contribué d’abord en tant que critique de cinéma, puis comme réalisateur de courts métrages et de télévision au mouvement qu’on a appelé le Free Cinema. Un mouvement comparable à notre Nouvelle vague française animée par des jeunes cinéphiles en colère décidés à imposer leur vision du monde sur les écrans.

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