BUENOS AIRES 1977

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Parce que les évenements sont véridiques et qu'ils glacent toujours autant le sang
Drame - 2007 - Argentine - 103 MIN - - 10 ans
Buenos Aires, 1977. La junte militaire a pris le pouvoir. Ses escadrons de la mort, force de police spéciale, font irruption chez Claudio Tamburrini, jeune gardien de football accusé de terrorisme. Il est conduit en détention à la Mansion Seré, un centre clandestin, où il est torturé, physiquement et psychologiquement, avec d'autres détenus. Les gardiens mènent des interrogatoires...
6.5 / 10
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Christophe Bier
Christophe Bier
CHRONIQUEUR

Buenos Aires 1977 a représenté l’Argentine au Festival de Cannes en 2006. Son titre original, Chronique d’une fuite, fait référence à un fait réel qui s’est passé pendant la guerre sale en Argentine, après le coup d’état de mars 1976 qui marqua l’arrivée au pouvoir de la junte militaire. C’est une page très sombre écrite par une dictature pratiquant le terrorisme d’état : disparitions forcées, séquestrations d’opposants avérés ou supposés et de syndicalistes, vols de bébés.

Le film met en lumière les agissements des escadrons de la mort, la police spéciale pillant les domiciles des personnes kidnappées, et dirigeant des centres de détention clandestins où se pratiquait quotidiennement la torture, avant l’exécution des prisonniers. Il y aurait eu environ 30.000 disparus jusqu’en 1983. L’un de ces lieux fut la Mansion Seré, une vieille villa bourgeoise décrépite de la banlieue de Moron, près de Buenos Aires. 4 prisonniers parviendront à s’en échapper. L’un d’eux, Claudio Tamburrini, écrira un livre qui a inspiré le réalisateur Adrian Caetano.

Jeune cinéaste uruguayen né en 1969, Caetano, comme ses interprètes, a le recul nécessaire pour traiter cette histoire douloureuse. Avec beaucoup de réalisme, il raconte les 120 jours de détention et l’évasion des prisonniers, filme un quotidien fait de violences physiques et d’humiliations. Tourné chronologiquement, en 7 semaines, les comédiens se sont imposés un régime strict pour mieux s’approcher de l’état de leur personnage. Martyrs d’un pouvoir fasciste, nus et décharnés, ils acquièrent une dimension christique au cœur d’un récit mené comme un thriller éprouvant.

 
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