Bande Annonce de BULLITTDécouvrez la bande Annonce de BULLITT sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/1809/fond/1809_w_500.jpg
Peter Yates
Jacqueline BissetRobert VaughnSteve Mc QueenDon GordonGeorg Stanford BrownNorman FellRobert DuvallSimon OaklandCarl ReindelFelice OrlandiJustin Tarr

BULLITT

109 mn

Note de SensCritique :

7.2 / 10
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Réalisateur : Peter Yates.

Casting : Jacqueline Bisset, Robert Vaughn, Steve Mc Queen, Don Gordon, Georg Stanford Brown, Norman Fell, Robert Duvall, Simon Oakland, Carl Reindel, Felice Orlandi. Justin Tarr

Synopsis : Chalmers, un politicien aux dents longues, demande au lieutenant Bullitt de protéger Ross, le témoin clé d’un procès à venir. Protégé dans sa chambre d’hôtel par les hommes de Bullitt, Ross est abattu par des tueurs. Chalmers veut dessaisir Bullitt, mais le policier est soutenu par son supérieur, Bennett. Ross est achevé dans sa chambre. Bullitt décide d’évacuer le corps pour se laisser le temps de mener l’enquête. Il repère les tueurs, les poursuit en voiture dans les rues de San Francisco, jusqu’à ce que la voiture des deux hommes explose après avoir percuté une pompe à essence. Poursuivant son enquête, le policier découvre que l’amie de Ross a été tuée.

Scénario : Alan Trustman, Harry Kleiner.
Musique : Lalo Schiffrin.
Pays : Etats-Unis d'Amérique
Tags : Policier / Suspense, Enquêtes Policières, Flics américains, Cités américaines, Des malfaiteurs, Vroum Vroum, Film de poursuite, En voiture, Aventure / Action, Sélection arnaque et escroquerie.

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La star de Bullitt, c’est peut-être la ville de San Francisco, dont la cinégénie est incontestable, même si le film ne donne à aucun moment dans le dépliant touristique. La célébrissime scène de la poursuite de voitures dans les rues en pente de la ville a d’ailleurs sans doute plus fait pour fixer l’image de la métropole californienne que toutes les campagnes publicitaires du monde. Le maire de la ville, Joseph Alioto, en avait pleinement conscience quand il a accordé toutes les autorisations, affectant le personnel municipal nécessaire à la sécurisation du tournage. Steve McQueen, qui incarne Bullitt, l’en a remercié en payant de sa poche à l’issue du tournage la construction d’une piscine dans un quartier défavorisé de la ville.

Mais revenons à la course-poursuite entre la Ford Mustang de Bullitt, et la Dodge du tueur. Une course-poursuite restée dans les annales, objet de nombreux clins d’œil. Citons pour mémoire celui de La Nuit américaine, de François Truffaut, quand Jacqueline Bisset est présentée comme « l’actrice ayant joué dans un film avec une course-poursuite ». Ce qui donne en fait tout son sel à la séquence, c’est d’être à l’exact opposé de ces films d’action tournés aujourd’hui en batterie et où la sensation de vitesse n’est suggérée que par des artifices de montage. Dans Bullitt, tout est contraire d’un réalisme absolu. Les plans sont longs et c’est bien Steve McQueen qui est au volant de la voiture. Bien sûr il y a eu plusieurs prises et les plus malins noteront que la Ford perd plus de quatre enjoliveurs pendant l’aventure. Mais foin de persiflages : c’est une véritable performance qui nous est donnée à voir. Les bolides approchent par moments les 200 km/h. Ce n’est pas pour rien que Steve McQueen incarnera un pilote des 24 heures du Mans dans un film sur la célèbre course trois ans plus tard.

La course-poursuite n’est pas pour autant le seul moment éprouvant du film. La scène finale, sur le tarmac de l’aéroport, quand McQueense jette pour de bon sous les roues d’un avion au décollage laisse également une impression durable. Mais Bullitt n’est pas pour autant l’un de ces films d’action qui ne valent que par les cascades qu’ils alignent. Le film prend le temps de nous intéresser au profil des personnages, à leurs désirs, à leurs faiblesses. Les états d’âme de Bullitt, son indifférence, pour ne pas dire plus, à la hiérarchie sociale nous rappellent que nous sommes en 1968, dans une ville où souffle le vent de la révolte. Même si le comédien reconnaît s’être en fait inspiré de Dave Toschi, un flic de San Francisco qui allait quelques mois plus tard se rendre célèbre en enquêtant sur le tueur du Zodiac. Notamment en portant, comme lui, son holster à l’envers…

Quel que soit le talent ou l’aura des différents comédiens du film, Bullitt est d’abord une ode à Steve McQueen. D’abord parce qu’il incarne le rôle-titre, présent à peu de choses près dans chaque scène, mais également parce que sa performance est physiquement impressionnante. Notre homme, dont les personnages ont la plupart du temps épousé le caractère taiseux et introverti, n’en affiche pas moins une séduction rare. Mêlant une certaine fragilité à une assurance due à un physique avantageux, McQueen a toujours su faire montre d’un magnétisme évident. Il n’était pas star pour rien. Il ne le revendiquait pas d’ailleurs, mais savait profiter des avantages que sa situation impliquait. Il y a peu de déchets dans sa filmo. Peut-être parce qu’il est mort relativement jeune, à l’âge de 50 ans, avant que la production hollywoodienne lâche quelque peu la bride et se mette à renoncer à une certaine exigence.
Mais si Bullitt est un film de Steve McQueen, c’est également parce qu’il s’est impliqué dans la production et que le socle esthétique du film correspond exactement à l’idée qu’il s’en faisait. C’est lui qui a imposé Peter Yates, un réalisateur britannique qui faisait alors ses premières armes sur le nouveau continent. Le comédien avait été impressionné par le brio de la course-poursuite du précédent film de Yates, Trois milliards d’un coup. Auréolé de la réussite de Bullitt, le cinéaste restera d’ailleurs à Hollywood, signant quelques jolis films, très différents les uns des autres. Avant de retourner en Europe pour réaliser L’Habilleur, hommage bouleversant au théâtre et aux comédiens qui lui donnent vie. Bien que blanc bec à Hollywood, Yates a réalisé avec Bullitt le film qu’il voulait, en dépit de quelques froncements de sourcils chez les responsables de la Warner. Parce que McQueen le protégeait et que les options esthétiques des deux hommes étaient en concordance parfaite. La Warner ne pardonnera pas à la star ce qu’elle jugeait comme étant des caprices : malgré le triomphe de Bullitt, la compagnie, qui devait pourtant tourner cinq autres films avec McQueen, préférera résilier son contrat à la fin du tournage.

Difficile de se quitter sans dire quelques mots des autres comédiens. Jacqueline Bisset bien sûr, Anglaise elle aussi, dont la beauté avait ébloui Richard Lester (elle nous charme dans Le Knack) et Roman Polanski (nous ne pouvons qu’être amoureux en la voyant dans Cul-de-sac). Peter Yates avait son idée sur la comédienne, quand il disait que les gens sont tentés d’être sceptiques à son égard tant sa beauté est éclatante. Mais qu’elle possède aussi une intelligence en parfaite harmonie avec son visage… 
Le film nous offre également de retrouver l’excellent Robert Duvall, aussi juste dans son rôle de chauffeur de taxi qu’il le sera vingt ans plus tard dans celui du militaire amoureux du surf et du napalm dans Apocalypse now.

Mais que l’on nous permette de nous attarder un peu plus longuement sur Robert Vaughn, qui incarne ici Walter Chalmers, un politicien aussi arrogant que corrompu. Robert Vaughn, qui avait rencontré Steve McQueen sur le tournage des 7 mercenaires, était à l’époque une grande vedette. Pour avoir avoir été pendant quatre ans Napoléon Solo dans la très célèbre série The man from UNCLE. (en français : Des agents très spéciaux), Vaughn n’a pas été emballé par le scénario de Bullitt, et il a fallu l’insistance de McQueen, plus un doublement de son salaire pour qu’il accepte de participer à l’aventure. Il fera d’ailleurs amende honorable en reconnaissant par la suite que le film lui a offert son meilleur rôle. Il est vrai que si notre homme est convaincant dans la peau d’un politicien, c’est peut-être parce que l’acteur se passionnait pour l’univers politique. Il sera d’ailleurs à deux doigts d’être le candidat du Parti démocrate face à Ronald Reagan lors de l’élection du gouverneur de Californie. Libéral convaincu – autrement dit homme de gauche - le comédien écrira par la suite un livre sur la chasse aux sorcières au temps du Maccarthysme. Qui l’aurait cru quand on voit le cynisme de son personnage dans Bullitt ? Avec Steve McQueen, il est d’ailleurs à front renversé. Parce que derrière la star cool au regard perçant se cachait un conservateur bon teint. Ancien marine, Steve McQueen n’avait que peu de sympathie pour le bouleversement des mœurs. En 68, l’année de Bullitt, il avait voté Nixon… 

Lent comme une bullitt

Comme il est amusant de constater que Bullitt est resté et restera à tout jamais dans la postérité pour ce qui me semble être l'élément le moins intéressant du film, maintenant que je le revois plus de quarante ans après sa sortie. Ce qui fait sa force (et ce point avait ...

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Fast & serious

Pour le novice désireux de se faire une idée de la quintessence des 70’s, le générique de Bullitt est l’exemple parfait : travelling latéraux sur le mobilier d’un autre temps, police de caractère, attention porté aux objets, cuivres chamarrés et percussion afro cubaines ...

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Mc Queen, the king.

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