C'EST LE BOUQUET

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Parce que depuis qu'elle fait du cinéma, Labrune n'a jamais compté pour des prunes ! Et parce que son sens dialogue ici fait honneur à la langue française.
Comédie - 2002 - France - 95 MIN - VF - Tous publics
Portraits croisés de personnages divers et variés qui interagissent l'un l'autre, avec comme fil rouge un bouquet de fleurs qui passe de mains en mains. Parmi ces personnages, Raphaël cadre supérieur renvoyé de son entreprise à la suite d'une saute d'humeur envers son patron, qui va tenter de retourner la situation à son avantage ; Catherine, sa femme, qui reçoit un bouquet de fleurs d'un...
5.2 / 10
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Carlos Gómez
Carlos Gómez
CHRONIQUEUR

Dites-le avec des fleurs. Mais attention aux conséquences ! C’est le bouquet ! est une comédie qui se joue des conventions avec une décontraction étonnante et nous mène en permanence sur de fausses pistes. Ça fleure le vaudeville en contemplant la première scène, mais on comprend vite qu’on est plus sûrement chez Ionesco que chez Labiche. L’histoire est folle dans tous les sens du terme : le bouquet de fleurs envoyé par un inconnu à une femme mariée, provoque une telle réaction en chaîne que tout le monde va perdre pied.  

La femme en question c’est Catherine (Sandrine Kiberlain) mariée à Raphaël (Jean-Pierre Darroussin) commercial dans une start-up créée par (Matthieu Amalric) où travaille aussi Edith (Dominique Blanc), sa meilleure amie. Tous ont globalement en commun de “dire ce qu’ils pensent”, quand ils feraient mieux de penser à ce qu’ils disent. C’est donc du langage (et tout autant de ses stéréotypes) que naissent ici les situations, ce qui conduit chacun à se voir très vite dépassé par les événements. Le gimmick du bouquet de fleurs passant de main en main, a été inspiré à Jeanne Labrune par Le Figurant de Buster Keaton. On en découvre un extrait en ouverture du film.  

Sorti en 2002, C’est le bouquet ! voyait Jeanne Labrune - venue de la télévision - revendiquer une place à part dans le cinéma français. Deux ans plus tôt, elle s’était déjà signalée par sa verve avec Ça ira mieux demain, où le fil rouge du récit était assuré, non par un bouquet, mais par une encombrante commode qui passait de maison en maison. Singulier !  De fait, Jeanne Labrune ne parle pas de “films” pour décrire son cinéma. Elle dit : “je fais des fantaisies”. Qu’elle soit convaincue qu’elles auront  toujours leur public. 

 
Dans le même genre vous pouvez trouver CAUSE TOUJOURS ! (Parce que Jeanne Labrune y pousse encore un peu plus loin son sens de la fantaisie chorale, avec toujours Jean-Pierre Darroussin au générique) ou encore RIEN SUR ROBERT (1999) (Parce que lorsque les mots dépassent la pensée tout le monde en prend pour son grade !).

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