CAPITAINE CONAN

À partir de 2.99 €
Parce que Bertrand Tavernier a tourné son désormais classique en Roumanie ( et révélait vraiment Philippe Torreton)
Guerre / Western - 1996 - France - 127 MIN - VF - Tous publics

En 1918, quelque part dans les Balkans. Alors que l'armistice est signé en France, seule l'armée d'Orient n'est pas démobilisée et reste en état de guerre. Envoyés à Bucarest, les hommes du capitaine Conan, un véritable guerrier, sèment le désordre, pillent et tuent. C’est à Norbert, l’ami de Conan, qu’échoie la périlleuse mission de faire condamner les coupables...

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Les avis surSens Critique
Laurent Bourdon
Laurent Bourdon
CHRONIQUEUR

Sept ans après La Vie et rien d’autre, dont l’action se déroulait en 1920, dans les décombres de la Première Guerre mondiale, Bertrand Tavernier revient sur cette époque en adaptant un roman de Roger Vercel, écrivain né en 1894 et qui, dans son livre, déjà intitulé Capitaine Conan – Prix Goncourt 1934 –, s’inspirait de son expérience de sous-lieutenant sur le front d’Orient, démobilisé plus d’un an après l’Armistice du 11 novembre 1918 et obligé, durant cette période, d’aller combattre les Bolcheviks en Roumanie.

Comme pour La Vie et rien d’autre et La Fille de d’Artagnan, Tavernier fait appel au scénariste Jean Cosmos (73 ans) qui avait beaucoup travaillé pour la télévision – entre autres sur la série des Cinq dernières minutes – et qui, grâce au réalisateur, revint au cinéma, qu’il avait abandonné une trentaine d’années plus tôt, suite à l’écriture de films, justement tombés dans l’oubli, dont un Bonjour Toubib, avec Noël-Noël ! Tavernier et Cosmos se retrouveront, entre autres, en 2002, pour Laissez-passer, qui évoquait, cette fois, la Seconde Guerre mondiale et le quotidien du cinéma français pendant l’Occupation.

Pour incarner le chef de ces jeunes poilus, survivant dans la boue des tranchées, usant d’armes et de méthodes bien peu orthodoxes et bien peu en rapport avec les ordres reçus, Bertrand Tavernier fit appel à Philippe Torreton, déjà vu dans L.627 et, plus brièvement, dans l’Appât. Il l’oppose à Samuel Le Bihan, aperçu, l’année précédente, dans Une femme française de Régis Wargnier. L’un et l’autre de la Comédie française, c’est avec Capitaine Conan qu’ils entamèrent, véritablement, leur respective carrière cinématographique.

Face à eux, vous reconnaîtrez Bernard Le Coq en aristocrate compréhensif, Claude Rich en général fantoche, Catherine Rich en mère éplorée et bavarde, François Berléand en commandant arrogant, François Levantal en artilleur violent et joueur de poker, André Falcon en colonel annonçant, sous la pluie, l’armistice, Frédéric Diefenthal en sergent barbu à la gare de Bucarest et même Roger Knobelspiess, l’ex-taulard et pourfendeur des Quartiers de Haute Sécurité.

Voici donc Capitaine Conan, César 1997 du meilleur réalisateur et du meilleur acteur pour Philippe Torreton.

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