MOI, MICHEL G, MILLIARDAIRE, MAÎTRE DU MONDE

À partir de 11.99 €
Parce ce que le film est un"documenteur" type (i.e. "fiction maquillée en documentaire")
Comédie - 2011 - France - 84 MIN - VF - Tous publics

Homme d'affaires à succès, symbole d'un capitalisme moderne et décomplexé, Michel Ganiant a tout : l'argent, le pouvoir, l'amour. Et il veut que ça se sache. Alors qu'il s'apprête à réaliser le "coup" de sa carrière, il accepte de se laisser suivre par la caméra de Joseph Klein, journaliste gauchiste, impertinent et engagé. Et ce pour notre plus grand plaisir...

5.4 / 10
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Les avis surSens Critique
Nadia Meflah
Nadia Meflah
CHRONIQUEUR

Comment traiter de l'horreur économique sans barber le spectateur ? C'est la question qui a dû tarauder le cinéaste Kazandjian lorsqu'il s'est attelé à la réalisation de cette comédie satirique. Vrai-faux documentaire, c'est sous la houlette de Joseph Klein, journaliste gauchiste, un peu entre Pierre Carles et Droopy, que nous sommes embarqués dans une virevoltante enquête. Il s'agit, ma foi, d'apprendre aux quidams que nous sommes le b.a. ba de la finance made in France.

Et c'est avec Michel Ganiant, interprété avec jubilation par François-Xavier Demaison, que nous découvrons que la finance est affaire de classe et de frime. L'acteur nous ravit lorsqu'il mime, avec brio, une certaine figure de la politique française. Mais le résident de l'Elysée élu en 2007 n'est pas le seul épinglé : le personnage est en effet un mélange savamment dosé de figures telles que Bernard Tapie, Vincent Bolloré et Jean-Marie Messier. Les femmes ne sont pas en reste. Laurence Arné, épouse Ganiant, incarne une fausse potiche, entre princesse évaporée et ex-mannequin devenue chanteuse. Suivez mon regard !

L'histoire, c'est aussi un peu la lutte entre le bon et le truand. Un combat entre celui qui se donne le devoir d'éclairer ses concitoyens, et un homme qui estime que tout est bon pour casser la baraque. Notre journaliste paraît sincère dans son désir de montrer l'envers, forcément dégueulasse, du décor capitaliste. Mais là où le film ne pêche pas dans la naïveté, c'est qu'il nous montre aussi comment notre idéaliste, pur et dur, se retrouve également fasciné par son sujet. Certaines répliques sont appelées à rester. Le cinéaste, qui a écrit son scénario, n'hésite pas à nous faire grincer des dents avec des gags satiriques, ponctués de répliques sarcastiques. Et heureusement pour le film qui, toujours, garde son équilibre entre humour décapant et fine observation des moeurs de tous un chacun.

 
Dans le même genre vous pouvez trouver PUNISHMENT PARK (1970) DE PETER WATKINS ou encore BORAT, LEÇONS CULTURELLES SUR L'AMÉRIQUE AU PROFIT GLORIEUSE NATION KAZAKHSTAN DE LARRY CHARLES (2006) .

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