CARRIE AU BAL DU DIABLE

Parce que Stephen King a dit qu'il préférait la fin du film à celle de son livre
Science-fiction - 1977 - Etats-Unis - 98 MIN - VM - interdit aux moins de 16 ans
Carrie White est victime d'une mère bigote complètement folle, qui l'éduque dans la haine du sexe. La collégienne, différente des autres, est le souffre-douleur de sa classe et attise la méchanceté des filles. Elle découvre incidemment qu'elle est dotée de pouvoirs télékinésiques au moyen desquels elle pourra affronter sa génitrice névrosée et punir quiconque osera l'humilier...
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Les avis surSens Critique
Christophe Bier
Christophe Bier
CHRONIQUEUR

Adaptation du premier roman de Stephen King, publié deux ans auparavant, Carrie au bal du diable, réalisé en 1976 par Brian De Palma, est un jalon essentiel du cinéma d’horreur moderne et un classique de ce que la critique anglo-saxonne a baptisé le « teen horror », autrement dit le cinéma d’épouvante de l’adolescence, mettant en jeu les troubles de jeunes héros mal dans leur peau et en rébellion

Ainsi Carrie White, souffre-douleur de sa classe, endure les humiliations cruelles des autres filles, impitoyables envers sa timidité. Carrie ne sait rien du sexe. Elle est élevée par une mère évangéliste folle qui lui interdit les sorties, et voit les garçons comme l’incarnation du diable, et qui la punit quand Carrie a ses premières règles. Cet incident, survenu sous la douche des vestiaires du gymnase, révèle à l’adolescente, poussée à bout par les autres filles, ses pouvoirs télékinésiques hors du commun. Prenant de l’assurance, elle brave les interdits de sa mère. Quiconque lui fera désormais du mal se trouvera en grand danger puisque Carrie peut transformer en arme n’importe quel objet par la seule force de sa pensée.

Sissy Spacek, incarnant Carrie, dans sa robe maculée de sang, le regard exorbité par une implacable colère, reste l’une des plus fabuleuses images du teen horror des années 1970, représentative d’une féminité qui sort de plusieurs décennies de soumission. Le succès du film propulse Stephen King au sommet de la littérature fantastique. Passionné par son roman, De Palma avait convaincu la United Artists de lui en confier l’adaptation. Il y creuse les thématiques de ses premiers succès, Soeurs de sang et Phantom of the Paradise : l’ambiguïté féminine et la marginalité.

Réalisé par

7.1 / 10
7.1 / 10

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