CASABLANCA

Parce que:'"here 's looking at you, kid!"
Drame - 1947 - Etats-Unis d'Amérique - 98 MIN - VF - HD - Tous publics
A Casablanca, pendant la Seconde Guerre mondiale, le night-club le plus couru de la ville est tenu par Rick Blaine, un Américain en exil. Mais l'établissement sert également de refuge à ceux qui voudraient se procurer les papiers nécessaires pour quitter le pays. Lorsque Rick voit débarquer un soir le dissident politique Victor Laszlo et son épouse Ilsa, quelle n'est pas sa surprise ...

Réalisé par

7.9 / 10
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Les avis surSens Critique
Christophe Bier
Christophe Bier
CHRONIQUEUR

1941, le Maroc sous l’autorité française du gouvernement de Vichy. Casablanca attire les Européens fuyant l’occupant nazi. De là, avec de bons visas, certains peuvent espérer partir pour Lisbonne et rejoindre les Etats-Unis. Deux courriers allemands sont assassinés et dépouillés de lettres de transit signés du général Weygand. Le trafiquant en leur possession espère les négocier à un nouvel arrivant, Victor Laszlo, chef de la résistance tchèque que le major allemand Strasser veut arrêter avec l’aide du capitaine de police Renault.

Le Café américain est le lieu névralgique de la ville, où tout le monde se côtoie. Au cœur des enjeux politiques et des trafics, son propriétaire, Rick, découvre que la femme de Laszlo est Ilsa, avec laquelle il a eu une brève mais intense histoire d’amour à Paris, avant l’entrée des Allemands dans la capitale. Il l’avait attendu en vain pour fuir avec elle. Il semble désormais avoir renoncé à ses idéaux politiques et affiche un cynisme au-dessus de tout soupçon. C’est à lui que le trafiquant confie les papiers convoités avant de mourir.

Tourné en 1942, produit par la Warner et collant de près à l’actualité, l’oscarisé Casablanca n’usurpe pas sa réputation de grand classique hollywoodien. Sa réalisation est confiée au plus alerte des cinéastes du studio, Michael Curtiz, qui insuffle sa dynamique formelle au récit, inspiré d’une pièce de théâtre. Les dialogues sont percutants d’ironie. La distribution est éblouissante jusqu’au moindre rôle. Curtiz soigne toujours les méchants : ici Conrad Veidt en intraitable nazi. Dans l’opportuniste capitaine vichyssois, Claude Rains trouve l’un de ses rôles marquants. Enfin la symbiose du couple-vedette, Humphrey Bogart et Ingrid Bergman, les fait accéder tous deux au rang de stars romantiques.

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