Bande Annonce de CheDécouvrez la bande Annonce de Che sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/8135/fond/8135_w_500.jpg
Richard Fleischer
Cesare DanovaJack PalanceOmar SharifAlbert PaulsenBarbara LunaFrank SilveraRobert LoggiaWoody Strode

Che

91 mn

Note de SensCritique :

/ 10
voir la bande annonce

Réalisateur : Richard Fleischer.

Casting : Cesare Danova, Jack Palance, Omar Sharif, Albert Paulsen, Barbara Luna, Frank Silvera, Robert Loggia. Woody Strode

Synopsis : En 1956, Fidel Castro débarque à Cuba à la tête d’un groupe de révolutionnaires, parmi lesquels un compagnon argentin, Ernesto Guevara, dit le Che. Il leur faudra trois ans pour s’emparer de l’île et chasser Batista. Che Guevara est chargé du jugement des anciens dignitaires du régime. Mais le pouvoir l’ennuie, il ne rêve que d’exporter la révolution. Il se rend en Afrique, puis en Amérique latine. Mais le communisme ne séduit pas les populations. Il ne commande qu’une petite troupe traquée quand il est capturé par les militaires boliviens, avant d’être sommairement abattu. Sa dépouille devient un symbole…

Scénario : David Karp, Sy Bartlett.
Musique : Lalo Schifrin.
Pays : Etats-Unis

Film pas encore disponible

Che Guevara reste une idole des très romantiques années 60. Son poster était alors scotché dans la chambre de tous les adolescents, entre celui de Marlon Brando tout de cuir vêtu, dans L’Equipée sauvage, et celui de Frank Zappa sur la cuvette des toilettes. L’heure était à la transgression. Le film de Richard Fleischer ne donne que brièvement dans cette imagerie sans doute trompeuse, il préfère jouer la carte de la réalité historique.

Mais la réalité est parfois elle-même ambiguë. Et le personnage du Che est suffisamment complexe pour que plusieurs réalités se superposent.  Réalisé en 1969, deux ans à peine après la mort du révolutionnaire, le film n’a pas beaucoup de recul. Et Hollywood n’est absolument pas prêt, alors que Cuba sent le soufre, à mettre de l’eau dans son vin de messe anticommuniste.

Idéologiquement sans nuance, le film a finalement été renié par son signataire. Ce n’est pas pour autant un mauvais film. L’alternance de scènes d’action et de parenthèses pédagogiques, quand les protagonistes de la geste guevarienne témoignent face à la caméra, est même des plus efficaces. D’autant que Fleischer a veillé à la véracité de nombre de points de détail. Le moment où sous le feu des soldats de Batista, le Che laisse sa trousse de secours au profit d’une caisse de munitions est authentique. Et le symbole est parlant.

Le Che de Fleischer est un homme dur. Il faudra attendre 2008 et le film de Steven Soderbergh, un diptyque austère et sensible de plus de quatre heures, pour que le cinéma se montre plus magnanime. Il faut dire que le signataire d’ Ocean eleven et la suite met pour l’occasion en avant le pouvoir de séduction de cet homme capable d’entraîner les foules et de se muer en mythe, passant sous silence l’épisode controversé de l’exercice du pouvoir à Cuba avec Fidel Castro. Le Che de Soderbergh est plus fragile, plus humain que celui de Fleischer. Tout comme celui de Walter Salles. Il est vrai que ce dernier choisit dans son Carnet de voyages en 2004 de mettre en scène le Che sous des traits juvéniles au cours de son périple initiatique en Amérique du Sud, matrice de son engagement révolutionnaire.

Che ! n’est pas souvent cité parmi les grands films de Richard Fleischer. Sans doute parce que ce cinéaste, trop souvent mésestimé compte à son actif une belle brochette de réussites incontestables. Et qui plus est dans des genres très différents. L’Enigme du Chicago express est un thriller superbe, 20 000 lieues sous les mers et Les Vikings de très grands films d’aventures, L’Etrangleur de Boston le portrait troublant d’un serial killer, Soleil vert une anti-utopie visionnaire, etc. Si tous ses films ne sont pas à cette hauteur, rares sont les cinéastes qui peuvent se targuer d’un tel palmarès.

Les Che de celluloid sont pour la plupart des latinos pur jus. Benicio del Toro, qui incarne notre homme chez Soderbergh est originaire de Porto Rico. Gabriel Garcia Bernal, le jeune voyageur de Walter Salles, est quant à lui mexicain. Dans ce contexte, le Che de Fleischer surprend puisque c’est Omar Sharif qui lui prête ses traits. Mais sans doute est-ce la magie du cinéma que d’aller chercher un comédien d’origine égyptienne pour prêter ses traits à un révolutionnaire argentin. En bon internationaliste, Ernesto Guevara aurait sans doute apprécié !

 

 
le contexte
A voir également
Affiche du film TANGO ET CASH

à partir de

7.99
Inclus danspassillimite
 
Affiche du film Le docteur Jivago

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film Soleil vert

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
FilmoTV vous recommande
Affiche du film FAST AND FURIOUS 8

à partir de

4.99
 
Affiche du film PÈRE ET FILLE

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film À BRAS OUVERTS

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film ALBERT

à partir de

4.99
 
Affiche du film OSIRIS

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film BELLE DE JOUR (VERSION RESTAURÉE)

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés