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Agnès Jaoui
Agnès JaouiJean-Pierre BacriLaurent GrevillMarylou BerryVirginie DesarnautsGrégoire OestermannJulien BaumgartnerKeine BouhizaMichelle MorettiSerge RiaboukineJean-Pierre LazzeriniSamir GuesmiYves Verhoeven

COMME UNE IMAGE

107 mn

Note de SensCritique :

6.2 / 10
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Réalisateur : Agnès Jaoui.

Casting : Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri, Laurent Grevill, Marylou Berry, Virginie Desarnauts, Grégoire Oestermann, Julien Baumgartner, Keine Bouhiza, Michelle Moretti, Serge Riaboukine, Jean-Pierre Lazzerini, Samir Guesmi. Yves Verhoeven

Synopsis : Lolita, vingt ans et une silhouette rondelette, rêve d’être regardée par son père, Etienne Cassard, célèbre écrivain aux réparties venimeuses. A défaut, elle lui demande d’écouter une cassette de ses répétitions de chant lyrique, que celui-ci traite par le mépris. Elle voudrait aussi être aimée pour elle-même et non pour cet illustre géniteur, que tout le monde, de son petit ami à sa prof de chant, rêve d’approcher. 

Scénario : Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri.
Musique : Philippe Rombi.
Pays : France | Italie
Tags : Drame, Comédie, Chocs de générations, Des images du père, Nouveaux jeunes.

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Deuxième long métrage réalisé par Agnès Jaoui, en 2004, après Le Goût des autres, en 2000, Comme une image est basé, comme le précédent, sur un scénario coécrit avec Jean-Pierre Bacri. Ce film raconte plusieurs destins croisés, dans le milieu des intellectuels et artistes parisiens.

Lolita (Marilou Berri) est la fille complexée d’Etienne Cassard (Jean-Pierre Bacri), écrivain et éditeur de renom, homme acerbe et égoïste qui vit entouré d’une cour d’admirateurs. Elle est aussi l’élève de Sylvia Millet (Agnès Jaoui), professeur de chant lyrique mariée à un écrivain en perte de vitesse, Pierre (Laurent Grevill). Ces derniers font, grâce à la jeune fille, la connaissance d’Etienne et le dernier livre de Pierre connaît un véritable succès. La célébrité, ou son absence, transforment peu à peu les relations de chacun… Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri se sont rencontrés au théâtre en jouant ensemble, en 1987, L’Anniversaire de Harold Pinter, mis en scène par Jean-Michel Ribes. Ils ont ensuite coécrit, en 1991, Cuisines et dépendances, qu’ils ont joué avec succès sur scène aux côtés de Zabou Breitman, Sam Karmann et Jean-Pierre Darroussin, sous la direction de Stephan Meldegg. Un Molière des meilleurs auteurs plus tard, la pièce était adaptée au cinéma avec les mêmes comédiens et mise en scène par Philippe Muyl, en 1993. Dans l’intervalle, les «Jabac», ainsi baptisés par Alain Resnais, ont adapté pour ce dernier les textes d’Alan Ayckbourn dans Smoking et No Smoking, deux films sur le destin et le hasard, à voir dans le désordre, et où Sabine Azéma et Pierre Arditi incarnent tous les personnages. Les «Jabac» y gagnent un César du scénario, en 1994. Cette même année, ils jouent à nouveau ensemble une pièce de leur cru, Un air de famille, toujours sous la direction de Stephan Meldegg, avec Jean-Pierre Darroussin, Catherine Frot, Claire Maurier et Wladimir Yordanoff. Le texte est porté à l’écran par Cédric Klapisch en 1996 et couronné d’un deuxième César du meilleur scénario. En 1997, Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri interprètent, devant la caméra de Alain Resnais, et en compagnie de Sabine Azéma, Pierre Arditi, André Dussollier et Lambert Wilson, On connaît la chanson, fantaisie où chacun à son tour pousse la chansonnettes, comédie dramatique et musicale sur le mensonge et les apparences, dont ils sont les auteurs… récompensés une fois encore aux Césars 1998, tandis qu’Agnès Jaoui y gagne une statuette dans la catégorie seconds rôles.

Quatrième César du meilleur scénario pour Le Goût des autres, en 2000, par ailleurs premier film réalisé par Agnès Jaoui, également couronné comme meilleur film et qui remporte, au passage, les Césars des meilleurs seconds rôles pour Anne Alvaro et Gérard Lanvin. Comme une image, quant à lui, fut sélectionné au Festival de cannes 2004 et y remporta… le prix du meilleur scénario !

Tous les textes écrits par Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, évoquent le rapport aux autres, et tout ce qui peut le modifier : la célébrité, le mensonge, le jeu des apparences. Derrière des titres à double fond se cachent des études psychologiques contemporaines toujours justes et aux dialogues ciselés, qui semblent, la plupart du temps, taillés sur mesure et endossé brillamment par les acteurs.

On se souvient, notamment, du «Elle est bien cette fille, finalement, je ne savais pas qu’elle allait si mal !» de Bacri dans On connaît la chanson. Cuisine et dépendances évoquait la soirée d’un groupe d’amis retrouvant un ancien camarade devenu vedette de télévision. Un air de famille traitait des a priori et des conflits larvés au sein d’une fratrie. On connaît la chanson mettait en scène des hommes et des femmes qui n’étaient pas forcément ce qu’ils montraient et évoquait la dépression d’une façon aussi dramatique qu’irrésistible. Le Goût des autres s’attaquait une fois encore aux idées toutes faites, mais au sein d’une communauté de théâtreux soudain confrontés à un chef d’entreprise, qu’ils jugeaient un peu beauf. Comme une image reprend le thème de la célébrité, du pouvoir attractif de celle-ci et de sa corruption délétère des relations humaines. Sujet repris dans Parlez-moi de la pluie, mais, cette fois, dans le milieu politique.

Jean-Pierre Bacri, né en 1951, est, sans conteste, le bougon le plus génial du cinéma français. C’est par l’écriture qu’il est entré dans le métier, avec trois pièces de théâtre remarquées : Tout simplement (1977), Le Timbre (1978), Le Doux visage de l’amour (1979). Cette même année, il débute au cinéma dans Le Toubib de Pierre Granier-Deferre et accumule les seconds rôles efficaces dans Le Grand Pardon d’Alexandre Arcady (1982), Coup de foudre de Diane Kurys (1983), La Septième cible de Claude Pinoteau (1984), Escalier C de Jean-Charles Tacchella (1985) ou Subway de Luc Besson (1985). Mes meilleurs copains de Jean-Marie Poiré (1989), film générationnel où il partage l’affiche avec Gérard Lanvin, Jean-Pierre Darroussin, Christian Clavier et Philippe Khorsand, lui permet de montrer l’étendue de sa palette, dans le rôle d’un homosexuel effrayé par le SIDA. Ensuite, sa collaboration fructueuse avec Agnès Jaoui lui permet d’accéder à des personnages nuancés, même s’il reste souvent - mais avec quelle gourmandise - le râleur et l’acariâtre de service. Dans Didier d’Alain Chabat (1997), il fait face à ce dernier, chien devenu homme, avec cet humour pince sans rire et sa faculté d’étonnement qui sont sa marque et sa force. Nicole Garcia le dirige à deux reprises dans Place Vendôme (1998) et Selon Charlie (2006), et il la retrouve à ses côtés, devant la caméra, dans le très réussi Kennedy et moi, de Sam Karmann (1999). Bouleversant et drôle en amoureux dans Les Sentiments de Noémie Lvovsky (2003), il est tour à tour émouvant dans Adieu Gary de Nassim Amaouche (2008), en ouvrier continuant à entretenir une machine qui ne sert plus, puis dans Avant l’aube de Raphael Jacoulot (2011), en patron d’auberge protégeant son fils. Auteur et acteur magnifique, Jean-Pierre Bacri n’a sûrement pas fini de nous surprendre... toujours sans en avoir l’air.

Ce que j'ai particulièrement apprécié c'est qu'aucun des personnages n'est épargné d'un plus ou moins lourd bagages de défauts. Berry s'empêtre dans son enfermement et sa parano (sauf à la toute fin), Jaoui ne s'intéresse à son élève peu douée qu'à partir du moment ...

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