Bande Annonce de Coup de chaudDécouvrez la bande Annonce de Coup de chaud sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/7813/fond/7813_w_500.jpg
Raphaël Jacoulot
Grégory GadeboisJean-Pierre DarroussinKarim LeklouAgathe DronneCamille FiguereoCarole FranckIsabelle SadoyanJulien Boissier DescombesMarc BodnarMarc PrinPatrick BonnelSerra Yilmaz

Coup de chaud

102 mn

Note de SensCritique :

6.2 / 10
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Réalisateur : Raphaël Jacoulot.

Casting : Grégory Gadebois, Jean-Pierre Darroussin, Karim Leklou, Agathe Dronne, Camille Figuereo, Carole Franck, Isabelle Sadoyan, Julien Boissier Descombes, Marc Bodnar, Marc Prin, Patrick Bonnel. Serra Yilmaz

Synopsis : C’est la nuit, il pleut des trombes, un homme titube dans les rues désertes d’un village. Dans un flash-back remontant les semaines qui viennent de s’écouler, le film raconte alors la vie d’un petit village, où les artisans exténués, les fermiers frappés par la crise, sous la canicule qui vient de s’abattre sont de plus en plus exaspérés par les errements de Jozef Bouzou, fils cadet d’une famille de ferrailleurs Roms devenus sédentaires et installés là depuis longtemps. Jozef a trente ans mais il est déficient mentalement et se comporte comme un grand enfant attardé, faisant peur aux vaches, volant des outils, et s’approchant d’un peu trop près d’une jeune fille. Quand la pluie éclate enfin, Jozef est retrouvé mort, qui est le meurtrier ?

Scénario : Lise Macheboeuf, Raphaël Jacoulot.
Musique : André Dziezuk.
Pays : Belgique | France
Tags : Torino Film Festival.

à partir de

10.99
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Après deux longs métrages, Barrage (2006) et Avant l’aube (2010) Raphaël Jacoulot signe avec Coup de chaud un portrait fort et terrible d’un village du Sud de la France. Inspiré d’un fait divers réel, coécrit par Jacoulot et Lise Macheboeuf, le film met en scène une petite communauté d’agriculteurs et d’artisans en butte à la crise et à une vague de chaleur qui s’abat sur le pays ; lorsque la sécheresse menace les récoltes, que la pompe à eau est détériorée, et que les incidents se multiplient, tous se focalisent, malgré les appels à la raison du maire du village, sur un jeune homme différent qui serait la cause de tous leurs maux. Jozef Bouzou a trente ans, mais il est déficient mental et met tout le monde mal à l’aise par ses élans d’affection, ses fixations sur les objets singuliers qu’il dérobe volontiers, ou ses intempestives traversées du village dans une voiture pétaradante où la musique est poussée à fond.

La problématique du bouc émissaire, qui parcourt le cinéma de genre, du western au polar, est ici le centre d’un film social, réaliste et contemporain, qui traite des difficultés au quotidien de gens qui se battent avec leurs soucis professionnels et personnels. Les personnages sont très bien écrits et campés, Jean-Pierre Darroussin incarne le maire, Daniel, par ailleurs vétérinaire, un homme censé, mesuré, qui tente de comprendre chacun et d’apaiser les inquiétudes et les colères ; Carole Frank est une agricultrice en difficulté, qui a peur de perdre son exploitation et en oublie son humanité ; Gregory Gadebois, sans doute le plus opaque de tous, est un menuisier fraichement installé avec sa famille, trop gentil, houspillé par sa femme, perturbé par des douleurs récentes. Au centre de l’intrigue, Jozef est une figure à la fois touchante et effrayante, un personnage aux grands yeux fou, au rire trop forcé, que Karim Leklou incarne avec une force et une sensibilité étonnantes.

Plus Jean-Pierre Darroussin vieillit et plus son jeu s’élargit, s’épanouit. Il peut tout jouer. Pourtant lorsqu’il est apparu, silhouette dégingandée et chevelure frisée, dans le cinéma français du début des années 1980, il était surtout préposé aux rôles de timides, de lunaires - Psy de Philippe de Broca, Notre histoire de Bertrand Blier. Alternant à l’époque théâtre (une pièce par an avec la troupe du Chapeau Rouge) et cinéma, il accède à la notoriété sur grand écran grâce à Mes meilleurs copains de Jean-Marie Poiré, où il est, aux côtés de Christian Clavier, Gérard Lanvin et Jean-Pierre Bacri, le mou de la bande, celui qui parle très très très lentement.

Le succès au théâtre de la première pièce écrite par Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui, Cuisines et dépendances, adapté à l’écran en 1992 par Philippe Muyl, impose définitivement Darroussin parmi les comédiens qui comptent. Robert Guédiguian, qui lui a confié avant tout le monde des premiers rôles dans Ki lo sa  puis Dieu vomit les tièdes lui offre un personnage emblématique de curé interventionniste dans L’argent fait le bonheur (1993), puis il est l’un des membres de la famille recomposée de A la vie, à la mort ! (1995) et fait partie du colossal succès de Marius et Jeannette (1997), et il est quasiment de tous les films du réalisateur marseillais depuis. En 1995, de nouveau au théâtre avec Bacri et Jaoui, il joue l’amoureux discret de cette dernière dans Un air de famille adapté l’année suivante à l’écran, avec bonheur, par Cédric Klapisch. Il alterne alors les films d’auteurs (Qui plume la lune  de Christine Carrière, Ça ira mieux demain, de Jeanne Labrune) et les succès commerciaux (La Bûche de Danièle Thomson, Le Cœur des hommes de Marc Esposito).

Daniel Auteuil l’entraîne dans ses adaptations de Marcel Pagnol : La Fille du puisatier (2011), puis Marius et Fanny (2012). Fidèle, il tourne souvent plusieurs fois avec les mêmes metteurs en scène, aussi à l’aise dans les premiers films délicats (Les Grandes personnes de Anna Novion) que dans les comédies routinières de Jean Becker (Bon rétablissement). Drôle, tragique, émouvant, inquiétant, discret ou imposant, il apporte à chacun de ses personnages des profondeurs insoupçonnées, une façon bien à lui d’être là, un supplément d’âme.

La question du bouc-émissaire est plutôt maladroite. Par contre sans ce désir de réalisateur de faire réfléchir il faut y voir un pur thriller socio-psychologique où les problèmes quotidiens se font hyper développés sous le soleil de plomb. Vu de ce côté le film est ...

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