CROMWELL

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Parce que les anglais, bien avant les français, avaient coupé la tête d'un de leur roi
Aventure / Action - 1970 - Grande-Bretagne - 140 MIN - Tous publics

En 1640, le roi Charles 1er d’Angleterre gouverne par décret et ne prend même plus la peine de convoquer le Parlement. Membre de celui-ci, Oliver Cromwell, fermier et Puritain, envisage de partir s’installer en Amérique avec sa famille. Mais, lorsqu’un de ses voisins est exproprié, arrêté et torturé, il décide de rester et de combattre le monarque pour l’empêcher d’écraser le peuple, et aussi d’introduire plus avant le catholicisme dans le pays. La guerre civile éclate, Cromwell prend la tête de la révolte et l’armée royale est finalement défaite, en 1645. Charles 1er est décapité quatre ans plus tard, et Cromwell, devant la décision du Parlement de ne pas renouveler ses membres, dissout cette assemblée par la force.

Réalisé par

6.4 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Isabelle Danel
Isabelle Danel
CHRONIQUEUR

De La Vie Privée d’Elisabeth d’Angleterre de Michael Curtiz (1939) à The Queen de Stephen Frears (2006), de La Vie privée d’Henry VIII d’Alexander Korda (1933) au Discours d’un roi de Tom Hooper (2011) en passant par Marie Stuart Reine d’Ecosse de Charles Jarrott (1971), La Folie du Roi George de Nicholas Hytner (1995), ou Elizabeth de Shekhar Kapur (2008), l’Histoire de la Grande Bretagne et de ses têtes couronnées a souvent inspiré le cinéma. Avec Cromwell, film à grand spectacle tourné en 1969, en Technicolor et Panavision, le réalisateur Ken Hughes s’attaquait à un personnage plus marginal de l’Angleterre du XVIIème siècle, un fermier, Puritain convaincu et membre du Parlement qui se rebella contre la monarchie absolue représentée par Charles 1er et devint un régicide, puisqu’il fut parmi ceux qui signèrent sa décapitation, avant de prendre à son tour les rênes du pays. S’il fut incarné par François Chaumette dans Le Procès de Charles 1er (1963), l’un des épisodes de La Caméra explore le temps pour la télévision française, s’il eut les honneurs de la télévision anglaise et de l’humour décapant des Monty Python sous les traits de Terry Jones dans l’un des segments de la série comique et historique Complete and Utter History of Britain (1969), c’était la première fois que le cinéma se concentrait sur Oliver Cromwell en tant que personnage principal.

L’histoire est ici romancée pour les besoins du scénario et le film s’arrête en 1653, au moment où Cromwell dissout le Parlement par la force et prend le pouvoir comme Lord Protector jusqu’à sa mort en 1658. Sa transformation de défenseur acharné de la monarchie constitutionnelle en ce que certains historiens considèrent comme un dictateur pur et simple n’est pas traitée ici, pas plus que sa responsabilité dans le massacre des catholiques Irlandais et Ecossais. Reste un film bien fait, efficace dans sa reconstitution historique comme dans ses scènes de bataille, une œuvre dont le souffle, salué par la presse à sa sortie, ne s’est pas démenti avec le temps. Mais le plus surprenant, dans le film de Ken Hughes, est sans doute le duo formé par le roi Charles Ier et Oliver Cromwell (qui ne se sont jamais rencontrés seul à seul dans la réalité), respectivement interprétés par Alec Guinness et Richard Harris. Voir ces deux monstres de l’écran se donner la réplique dans des costumes empesés du XVIIe siècle et conférer à leur jeu une modernité toujours réjouissante plus de quarante ans après n’est pas la moindre des qualités de ce film méconnu.

Contexte

Fresque historique produite, comme Cromwell, par Irving Allen.

Ken Hughes

L’histoire d’un homme qui ébranla la royauté, comme Cromwell, mais en France et au XVIIIe siècle...

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