DE FORCE

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Policier / Suspense - 2011 - France - 95 MIN - Tous publics

Une série de braquages particulièrement spectaculaires se produit et les coupables restent introuvables. C'est à une femme, le commandant Clara Damico qu'échoit la tâche de mettre fin aux exactions du gang, par tous les moyens. Elle prend l'initiative de demander son aide à un taulard, Manuel Makarov, un dur qui purge une longue peine en centrale. Elle lui propose la liberté en échange de sa collaboration, mais il refuse. La policière monte alors un stratagème pour obtenir son accord de force. Makarov entre donc dans la combine à contre-coeur. Clara Damico lui demande pourtant un service personnel, celui de d’intervenir auprès de Cyril, son fils, qui est visiblement sur le chemin de la délinquance ...

Réalisé par

2.8 / 10
1MNavant
2MNaprès
Yves Alion
Yves Alion
CHRONIQUEUR

Comme son titre le laisse supposer, De force est un polar musclé. Mais pas seulement, les personnages étant dessinés par ce qu’ils ressentent autant par ce qu’ils font. C’est notamment le cas du commandant Clara Damico, lorsqu’elle contraint un taulard à lui prêter main forte dans l’arrestation d’un braqueur. Elle instaure un rapport de forces dont l’équilibre est d’autant plus fragile qu’elle demande en outre au gangster de l’aider à sauver son fils, qui est lui-même en train de sombrer dans la délinquance. Le réalisateur, Frank Henry, a d’ailleurs, lors de la sortie du film, mis sa passion pour l’aspect humain des protagonistes en avant, en déclarant : "Qu’il soit bandit, flic ou maton, ce qui m’intéresse, c’est l’humain ! Avec ses faiblesses, sa beauté, ses galères". Mais les scènes d’action n’en sont pas moins rondement menées, le réalisateur avouant son admiration pour Don Siegel, le réalisateur de L’Inspecteur Harry. On ne saurait mieux dire. La force du film vient également de son casting. Henry a naturellement demandé à Simon Abkarian, l'un de ses amis dans la vie, de faire partie de l’aventure. L’idée de confier le rôle du taulard à Eric Cantona n’est venu qu’ensuite. Une idée qui serait apparue comme saugrenue à l’époque où Cantona était l’une des plus grandes stars du ballon rond. Mais notre homme a fait plusieurs fois la preuve depuis lors que sa reconversion dans le cinéma n’était pas une lubie. C’est en tous cas le sentiment que l’on a en voyant Le bonheur est dans le pré, Les Enfants du marais, L’Outremangeur ou Le Deuxième souffle, version Corneau. Où Cantona reprend le personnage interprété par Michel Constantin dans le film de Melville. Sans oublier Looking for Eric, de Ken Loach, où il incarne son propre rôle, face à un homme dépressif mais fan de foot.

Le choix d’Isabelle Adjani est plus inattendu, la comédienne n’étant pas abonné aux films d’action. C’est en la voyant dans La Journée de la jupe que Frank Henry a pensé à elle. Nous ne pouvons que l’en féliciter tant les occasions de voir l’interprète de La Reine Margot ou d’Adèle H. à l’écran sont rares. Comme si depuis plusieurs années chacun de ses retours faisait long feu. On l’avait un peu perdue de vue depuis qu’elle avait été la star inaccessible et néanmoins déboussolée du Bon Voyage de Rappeneau, en 2003. Mais elle aligne depuis quelques temps de bien jolis films, de Mammuth à Aïcha, en passant par La Journée de la jupe bien sûr, qui laisse espérer d’un avenir plus nourri. Plusieurs projets sont sur la ligne de départ, parmi lesquels un film sous la direction de Yamina Benguigui, la réalisatrice de Aïcha, et un biopic sur Dominique Strauss-Kahn signé par le sulfureux Abel Ferrara, où elle camperait l’inoxydable Anne Sinclair. Sans oublier Le Secret de la dame en noir, que la comédienne réaliserait elle-même. Vivement demain !

Contexte

Isabelle Adjani

Les deux films sont signés par des anciens taulards

Frank Henry

Les deux films mettent en lumière les rapports compliqués entre les policiers et leurs auxilliaires appartenant au milieu

LA JOURNÉE DE LA JUPE

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